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Rachidi Gbadamassi comparaîtra

Les assises de l’année 2015 à la Cour d’appel de Parakou démarrent le 1er juillet prochain et vont s’achever le 25 du même mois. L’annonce a été faite le jeudi dernier par les responsables de ladite juridiction. Au total, 15 dossiers sont programmés dont celui du juge Sévérin Coovi, dans lequel le député Rachidi Gbadamassi est appelé à comparaître.

Après le report en avril 2015, pour cause de la célébration du cinquantenaire du barreau béninois mais surtout de manque de moyens, les assises de l’année 2015 de la Cour d’appel de Parakou reprennent le 1er juillet prochain. Pendant plus de trois semaines, cette juridiction va grouiller de monde. Ils seront nombreux, aussi bien les juges, les avocats de la défense, les accusés, les témoins, les victimes ainsi que les populations, à prendre d’assaut la Cour d’appel afin de suivre les procès. Selon l’annonce faite par les responsables de la juridiction, 15 dossiers sont programmés. Il s’agit d’affaires de vols, de viols, de coups et blessures ayant entraîné de morts, de meurtres et d’assassinats. L’affaire qui focalisera les attentions et fait déjà l’objet de discussion dans la ville reste celle de l’assassinat du juge Sévérin Coovi, le 1er président de la Cour d’appel de Parakou, dans lequel est cité le député Rachidi Gbadamassi. Dans ce dossier, la justice est décidée à faire la lumière sur cet assassinat. L’on se souvient qu’un procès dénommé « assises supplémentaires pour la manifestation de la vérité » avait été ouvert à ce sujet en juillet 2014. Il s’agit pour ce tribunal de faire toute la lumière afin de trouver le criminel qui a ôté la vie à ce magistrat en novembre 2005 à Parakou. L’affaire dans laquelle les sieurs Adétona Clément, Moussé Raïmi et Amadou Ramane sont reconnus présumés assassins amènera le député de la 8ème circonscription électorale à la barre comme témoin. Si Rachidi Gbadamassi, jadis présumé coupable dans ce dossier de meurtre, mais blanchi par la justice ne comparaîtra pas comme accusé, il devrait, cette fois, intervenir comme témoin. Il apparaît clairement que le député peut se faire des soucis, puisque l’argument évoqué en juillet 2014 est bien que le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, ne l’aurait pas autorisé à se présenter au procès. Cette fois-ci, le perchoir a changé de main et est dirigé par Adrien Hougbédji, un député de l’opposition. Quel argument brandira le député s’il est appelé à comparaître ? Les populations attendent ce procès qui s’annonce houleux. Mais, elles espèrent qu’à l’occasion de ces assises qui s’achèveront le 25 juillet 2015, l’on connaisse, enfin, les commanditaires de l’assassinat du juge Sévérin Coovi, dix ans après.

 Clément Dognon (Br Borgou-Alibori)