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001Contribuer à la résolution durable des conséquences dramatiques des carences en micronutriments dans la zone Uemoa. C’est l’objectif qui a réuni la commission de l’Uemoa, l’Ong initiatives pour les micronutriments (MI), le ministère de la santé, le ministère de l’industrie et du commerce, les producteurs et importateurs de sel iodé, l’association de défense de consommateurs dans un atelier dans la matinée de ce mercredi 28 Octobre 2015. L’atelier s’est tenu à l’hôtel du lac de Cotonou.

Pour Adam Ahanchédé, Directeur de Cabinet du Ministère de l’industrie, du Commerce, des petites et moyennes entreprises représentant son Ministre, qui a procédé à l’ouverture des travaux : « Cet atelier est l’aboutissement d’un travail collectif considérable entrepris par la commission et les experts de nos Etats avec le soutien de nos partenaires techniques et financiers. Il constitue un plaidoyer de haut niveau dans les pays de l’espace communautaire afin d’accélérer l’atteinte des objectifs d’iodation universelle de sel et susciter auprès des consommateurs le désir de connaître et de consommer le sel iodé et bien iodé». C’est donc pour atteindre cet objectif d’iodation universel du sel dans les pays de l’Uemoa que cette institution s’est engagée aux côtés de toutes les composantes sociales concernées par la problématique pour éradiquer ce que son représentant résident, Yaovi Kounhundé a qualifié de fléau. Cette institution a notamment pris l’initiative de collaborer avec le secteur privé, les consommateurs et les partenaires au développement dans le but de contribuer à la résolution durable des carences en micronutriments dans la sous-région. C’est du moins ce qu’a clairement notifié Yaovi Kounhundé  au cours de son allocution : «La commission de l’Uemoa témoignage de son engagement à l’éradication de ce problème de santé publique qui est un véritable obstacle au développement ». Pour y parvenir, la Commission de l’Uemoa a démarré depuis 2012, la mise en œuvre du projet relatif à l’enrichissement des aliments en micronutriments dans l’espace Uemoa. Pour le représentant résident : « Ce projet vise une réduction significative des carences nutritionnelles à travers l’accroissement des apports en micronutriments pour les populations les plus vulnérables par l’enrichissement du sel en iode, les farines de céréales en fer et acide folique et des huiles comestibles en vitamine A. »

Seulement dans le cas du Bénin explique Dr Jacob Namboni, Directeur de Cabinet du Ministre de la Santé, il faudra davantage travailler dans le but de relever la performance en matière de consommation de sel adéquatement iodé. « La régression de la performance du Bénin ces dernières années où seulement 39% des ménages consomment le sel adéquatement iodé selon l’enquête modulaire à indicateur multiple qu’on appelle ‘’Mic’’ de 2014 interpelle tous les acteurs et appelle à des actions pertinentes pour renverser la tendance ».

A la fin de cet important atelier, Bernard Nadjo et Antonin Oliyidé respectivement responsable de la société d’importation de sel iodé (unidis) et agronome nutritionniste à la Dana, ont confié qu’il est important de travailler à la sensibilisation des populations pour l’adoption, la consommation et la reconnaissance du sel adéquatement iodé. Selon eux, l’Etat doit interdire l’importation des sels non iodés et mettre à disposition des populations les kits d’identification de l’iode dans le sel. Par ailleurs, selon ces mêmes acteurs ceux qui s’occupent du contrôle de qualité doivent faire leur travail de façon impartiale.

Inès Zounnon