Spread the love
Le présidium d'ouverture des travaux
Le présidium à l’ouverture des travaux

 L’atelier régional d’échanges  scientifiques  sur l’anacardier a réuni,  ce lundi 07 décembre 2015,  à  L’hôtel «Jeco» de Dassa-Zoumè, les chercheurs et les agents de vulgarisation du Bénin, du Burkina-Faso, de la Côte-d’Ivoire, du Sénégal et du Ghana. Au cours de cette rencontre de trois jours,  il a été question d’échanges d’expériences  en vue d’adopter une résolution commune  visant à  corriger les dysfonctionnements du système  de production de l’anacarde en Afrique de l’Ouest pour une productivité plus accrue.  

et-les-participants-ce-concertent-pour-mieuc-valoriser----l'anacardeen-Afrique-
Les participants se concertent pour mieux valoriser l’anacardeen

 Créer un cadre  de concertation et d’échanges d’expériences  des chercheurs  issus de différents pays pour harmoniser les résultats de leur  recherche et  faciliter leur  brassage. C’est l’objectif principal de  cet atelier sous régional financé et organisé,  par le  Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricole (Coraf/Wecard),  le Conseil du Coton et de l’Anacarde (Cca) et en collaboration avec l’Inrab du Benin,  à l’intention des chercheurs et des agents vulgarisateurs. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre  du Programme de Productivité agricole en Afrique de l’Ouest exécuté au Bénin, au Sénégal, au Burkina-Faso, au Ghana et en Côte d’Ivoire. Présidé par le directeur général adjoint de l’Institut national de recherche agricole du Bénin  (Dga/Inrab),  Nestor Ahoyo Adjovi, cette rencontre de haut niveau intervient dans un contexte marqué par un fort taux de productivité  mais la filière reste malheureusement confronter à certains goulots d’étranglement. Selon, le Dga/Inrab,   l’anacardier, autrefois classé parmi les plantes forestières, est perçu  aujourd’hui comme  une  culture d’exportation en Afrique avec une  production africaine de noix de cajou estimée cette année  à plus de 1. 200. 000 tonnes.  Malgré que le potentiel de développement de cette  filière soit  favorable,  elle présente des défaillances au niveau de son système de production liées à la  culture extensive, à un matériel végétal peu performant induisant une faible productivité et des pratiques agricoles non adoptées.   Jean Jacques Kouamé, Chargé de suivi évaluation au Conseil du coton et de l’anacarde  (Cca/Côte d’Ivoire), représentant  la Coordinatrice sous régional,  Dr Mariam Ouattara, a fait remarqué que les thérapies apportées à ces différents problèmes par les institutions de recherche  à travers l’amorce de  nombreux projets,  programmes et études permettant d’améliorer la performance du matériel végétal, de  lutter contre les maladies et ravageurs, d’identifier  des formulations d’engrais chimique et organique adéquates  n’ont guère satisfaire les attentes. Ce constat,  souligne-t-il,   est dû  à  l’hétérogénéité des sources de financement et le fonctionnement de ses structures qui  ne permet pas la création  d’un cadre favorable d’échanges et d’harmonisation des résultats de la recherche   et de collaboration entre  les chercheurs. C’est donc pour palier à cette insuffisance que le présent atelier a été initié. Pendant trois jours, les participants vont focaliser leur attention sur plusieurs thématiques relatives à la présentation des résultats des différents projets mise en œuvre dans chaque pays ;  du cadre  collaboratif et  du dispositif du conseil agricole en Côte d’Ivoire. A l’issue des travaux en atelier ou en plénière, ils vont définir une base claire et asseoir un cadre de concertation des chercheurs dans le  but de mutualiser les fruits de la recherche et de valoriser la filière anacarde en Afrique de l’Ouest et du Centre.

 Zéphirin Toasségnitché        

(Br : Zou-Collines)