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2Un atelier sous régional  se tient depuis ce jeudi matin au Bénin Marina Hôtel à Cotonou. Organisé par l’organisation corridor Abidjan-Lagos (l’Ocal), sur financement du Fonds Mondial, il porte sur l’analyse des capacités organisationnelles et institutionnelles des associations, réseaux des Personnes vivant avec le Vih (Pvvih), Hsh, les professionnels du sexe (Ps), filles, femmes et l’élaboration du plan de renforcement de capacités.

Ils sont au total 39 participants provenant des associations et réseaux des populations venus des cinq pays du corridor Abidjan-Lagos que sont le Bénin, le Nigéria, la Cote d’Ivoire, le Togo et le Ghana, à prendre part à cet atelier. Dans son discours d’ouverture, le représentant du secrétaire exécutif de l’organisation corridor Abidjan-Lagos (l’Ocal), Dr Ali Imorou bah-Chabi, a témoigné sa reconnaissance au gouvernement béninois pour avoir accepté abriter  cette rencontre. A l’en croire, elle a pour objectif la  validation de l’analyse des capacités organisationnelles et institutionnelles des associations et réseaux de Pvvih, Hsh, Ps, filles, femmes et l’élaboration du plan de renforcement de capacités et également des unités d’informations aux frontières. Il s’agit aussi de valider  le plan de renforcement de chacune des associations suscitées. En effet, l’organisation du corridor Abidjan Lagos (l’Ocal) bénéficie depuis janvier 2016 d’un financement du Fonds Mondial pour la mise en œuvre du projet de subvention de VIH à l’endroit des populations vulnérables du corridor Abidjan Lagos que sont, les professionnels de sexe, les routiers, les migrants et les jeunes filles et femmes. La mise en œuvre de ce projet se fait en collaboration avec les ONG identitaires et les unités d’informations qui sont chargées de la conduite des activités de prévention et de la conduite de la prise en charge des populations cibles tout le long du corridor. Cette subvention met l’accent sur le renforcement du système communautaire, la défense des droits humains et une dévolution de l’offre de prévention VIH aux programmes nationaux. « Dans le cadre de cette dévolution, la subvention actuelle a prévu entre autres de renforcer les capacités des ONG dans le processus de demande de financement auprès d’autres bailleurs. C’est pour cela que l’Ocal a recruté un consultant pour procéder à l’analyse des capacités organisationnelles et institutionnelles des associations  de réseau de Pvvih, Hsh, Ps, filles, femmes et l’élaboration du plan de renforcement de capacités dans les cinq pays du corridor Abidjan Lagos afin d’identifier les  gaps et proposer un plan de renforcement de capacité de chacune des entités de mise en œuvre de la subvention. « Compte tenu du caractère régional du projet, qui couvre cinq pays avec des acteurs différents et des domaines différents au profit de la population extrêmement mobile, il est nécessaire que ces documents soient une  référence consensuelle en la matière et adapté au contexte du corridor » a laissé entendre Ali Imorou bah-Chabi.  Il a souhaité que l’examen de ce rapport soit  l’occasion d’une prise de conscience collective du rôle que les associations et ONG  doivent jouer dans le tournant décisif qu’amorce la lutte contre le VIH dans les pays du Corridor notamment dans la mise en œuvre des interventions découlant de la déclaration politique entérinée par tous les pays à la 70e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies en juin 2016. « Le renforcement de la capacité des acteurs clés que vous constituez vient donc à point nommé pour parvenir à cette fin dans un contexte où les ressources deviennent de plus en plus rare » a-t-il déclaré. Il a pour finir réitéré ses remerciements au fonds mondial pour l’appui technique financier qu’il apporte à l’Ocal en général et pour le financement accordé à l’organisation du présent atelier. Il convient de rappeler que cette rencontre sous régional prend fin demain vendredi.

Léonce Adjévi