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Le président Boni Tessi et les conseillers ne sont pas au bout de leurs peines

Le chef de l’Etat devrait  à nouveau recevoir les conseillers de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), entre  lundi 05 et  mardi 06 octobre 2015. Mais, le président de la République a posé un gros lapin aux membres de cette institution.

Les conseillers de la Haac ont été floués par le président de la République Yayi Boni. Reçus en audience le vendredi 02 octobre 2015, après de longues heures d’attente, les conseillers de la Haac avaient un nouveau rendez-vous avec le chef de l’Etat entre lundi et mardi derniers. Le Chef de l’Etat avait déclaré que leurs problèmes ne pouvaient pas être résolus en l’absence du ministre  en charge des Finances. Ce dernier est rentré au pays depuis le samedi 03 octobre 2015. L’alibi que le premier magistrat avait trouvé pour ne prendre aucune décision vendredi dernier,  se révèle aujourd’hui comme une farce. En effet, la confirmation du rendez-vous n’a pas été faite, alors que les conseillers ont été mobilisés lundi et mardi,  attendant un éventuel appel du palais de la Marina. Cette attitude vise à asphyxier la Haac et à la rendre peu opérationnelle.  Les conseillers de la Haac paient peut-être le prix de l’insubordination. Si les organes de presses engagés contre l’oppression, l’asservissement du pouvoir et la conspiration contre la démocratie étaient bien sanctionnés, le ministère des Finances serait déjà instruit pour donner les moyens à la Haac. Le refus du gouvernement de ne pas prendre en compte les préoccupations des conseillers est un véritable drame.  Les membres de la Haac n’ont pas voulu se compromettre en servant les intérêts du pouvoir, encore moins, les intérêts d’un homme. Car, le problème que posent les conseillers de la Haac peut être facilement résolu. Si la présence du ministre est nécessaire, elle n’est cependant pas indispensable. En effet, le président Yayi Boni sait bien mettre ses collaborateurs devant le fait accompli. N’avait-il pas demandé à Pascal Irénée Koupaki, un vendredi, de débourser des milliards le lundi matin pour la construction d’une route dans le plateau ?
Jean-Claude Kouagou