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cour_dappel de cotonou bon(3 semaines de travaux, 28 dossiers et 42 accusés)
Bonne nouvelle pour les justiciables ! Après près d’un an de pause, les assises reprennent à la Cour d’appel de Cotonou. A compter de ce jour, lundi 28 novembre 2016, les personnes impliquées dans des infractions qualifiées « crimes » par la loi vont comparaître devant les hommes en toge pour répondre des accusations mises à leur charge.
Pour le compte de cette première session des assises au titre de l’année 2016, 28 dossiers sont inscrits au rôle. Cinq catégories d’infractions à juger sont à retenir. La première se réfère aux crimes de sang, c’est-à-dire, l’assassinat, le meurtre, les coups mortels, etc. Au total, quatorze dossiers focaliseront les attentions. La deuxième catégorie concerne les viols dont certains sont commis sur des mineurs. Six cas seront étudiés. Troisièmement, les vols à mains armées communément appelés braquages. Au niveau de cette catégorie, six dossiers sont inscrits au rôle. Quatrièmement, le président de la Cour d’appel de Cotonou, Assogba Félix Dossa, qui part à la retraite à partir du 1er janvier 2017, et son équipe statueront sur une affaire de pratique charlatane. Enfin, un dossier de crime économique retiendra l’attention au cours de ces travaux qui prendront fin le 28 décembre 2016. Pendant les trois semaines de débats houleux, 42 accusés, dont la plupart sont en détention provisoire, certains comparaissant libres, pour avoir été poursuivis sans mandat ou avoir, dans la majorité des cas, obtenu, entre-temps, une mesure de liberté provisoire, passeront à la barre. Au demeurant, pour ces accusés présumés innocents, c’est la consécration du droit à être jugé, c’est-à-dire à se défendre en audience publique assisté d’un avocat et être situés sur leurs sorts. Pour les victimes, c’est l’heure de connaître la vérité qu’ils attendent légitimement pour tourner la page dans la mesure du possible.
 La population invitée à faire le déplacement
 A l’occasion de cette grand-messe de la justice pénale, la population est invitée à faire le déplacement, puisque les audiences seront publiques. C’est une démarche pédagogique qui encadre cette pratique. Car, chaque dossier criminel étant un drame de la vie, chacun, en vivant les temps forts des procès, pourra s’en inspirer un tant soit peu pour éviter de basculer un jour dans l’engrenage judiciaire. D’après le procureur général, Mardochée Makanjuola Kilanyossi, toutes les dispositions pratiques et sécuritaires sont prises. De même, un numéro vert est ouvert au parquet général pour toute personne intéressée aux dossiers, aux audiences et confrontées à une difficulté. C’est le 21.30.10.28.
 Joël Samson Bossou