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assemblee-nouveauLes audits financiers, techniques et juridiques, annoncés par le conseil des ministres en sa séance du 4 novembre 2016, sur les travaux de construction du nouveau siège du parlement béninois se fait toujours attendre. Qui protège les présumés auteurs du blocage de ce chantier dans lequel l’Etat béninois a investi plus de 20 milliards de Fcfa, sans satisfaction ? 
Quel esprit empêche la manifestation de la vérité dans le dossier « construction du nouveau siège du parlement » ? Le gouvernement du Président Patrice Talon a affiché sa volonté de tirer au clair cette affaire qui dure trop déjà et avait engagé des actions dans ce sens. Malheureusement, les conclusions tardent à sortir. Un éléphant blanc dans lequel plus de 20 milliards Fcfa ont été engloutis par l’Etat béninois, et dont l’avenir suscite peu d’intéret. Sous le régime défunt, toutes les tentatives pour connaître les vrais fautifs et les sanctionner ont échoué. Visiblement, le Gouvernement défunt voulait finir avec ce chantier avant de partir, mais il n’y est pas parvenu. Avec l’actuel régime, la volonté et la détermination ont été manifestées. Le conseil des Ministres en sa séance du 4 Novembre 2016, a fait le point de la situation pour relever les dysfonctionnements ayant occasionné le blocage du chantier. Le Ministre de la justice et celui du cadre de vie avaient été instruits aux fins de prendre les dispositions convenables pour commanditer des audits financiers, techniques et juridiques sur le chantier. A la même occasion, le Gouvernement a remis en cause le mémorandum d’entente et l’accord cadre signé entre lui et la Serhau Sa. Devant les députés en janvier dernier, José Tonato, Ministre du Cadre de vie et du Développement durable, avait annoncé que « les travaux nécessiteraient un nouvel audit pour réévaluer le montant qu’il faudrait pour achever le chantier ». D’un coût initial de 18 milliards Fcfa, il avait, à l’occasion, indiqué qu’ une évaluation faite par un comité ad ‘hoc a permis de se rendre compte qu’il y a eu un surcoût de plus de 10 milliards Fcfa. Prévus pour durer deux ans, les travaux sont inachevés huit ans après.
Qui sont responsables de ce surcoût ? Quelle est la part de responsabilité des entreprises intervenues sur le chantier ? Comment faire pour recouvrer les fonds détournés et relancer les travaux? Autant de questions qui se posent au sein de l’opinion publique, sans suite.
Le Ministre Tonato a  un rôle historique à jouer dans ce dossier devant lequel plusieurs Ministres ont échoué par le passé. Ce serait un défi pour lui s’il arrivait à faire situer tout au moins les responsabilités dans ce dossier de construction du nouveau siège du parlement. Le Président Patrice Talon est reconnu pour son impartialité dans des affaires du genre et saura frapper fort même si des fautifs se retrouvaient dans son entourage. Au-delà des sanctions, il importe de mettre tout en œuvre pour relancer ce chantier et l’achever pour la bonne image du parlement et l’Etat béninois.
Dans ce dossier, l’Etat béninois a été assigné et condamné à payer près de 40 milliards Fcfa à un groupement d’entreprises ayant travaillé sur le chantier.  
FF