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jacques AyadjiLa gestion du Centre national de la sécurité routière (Cnsr) est au cœur d’une polémique depuis quelques jours. Les suites de cette polémique étaient l’objet de la sortie médiatique d’une coalition de syndicats des transporteurs, d’associations de consommateurs et la société civile, mardi 9 juin 2015, au Codiam à Cotonou. La coalition présidée par Jacques Ayadji, s’insurge contre « l’augmentation anarchique et exagérément élevée du tarif de la visite technique automobile obligatoire ». De 11 500 francs Cfa en effet, il passe à 17 000 FCfa, soit une augmentation de 48%. Les responsables du Cnsr justifient cette augmentation par des besoins, dont l’acquisition d’équipements pour assurer les contrôles techniques. Ils veulent aussi acquérir des radars de contrôle de vitesse, construire des immeubles pour étendre les services , et recruter plus de personnel pour faire face à la croissance du parc automobile. Première objection des conférenciers : « Sur quel texte se fondent les responsables du Cnrs pour décider de l’autofinancement ? ». Car, précisent-ils, les statuts du Cnrs approuvés par le décret n°87-443 du 29 décembre 1987 stipulent le contraire. « Aucune disposition de l’article 6 n’autorise le Cnsr à recourir à la collecte publique obligatoire de fonds pour faire des investissements, ni en immeubles, ni en matériels », déclarent-ils. Par conséquent, les conférenciers demandent au Cnsr de surseoir à l’application des nouveaux tarifs, et de recourir, pour les nouveaux investissements, au financement de l’Etat, propriétaire du Cnrs. Ils exigent, par ailleurs, la dissolution immédiate du Conseil d’administration de l’entreprise, ainsi que l’ouverture du dialogue avec les différents acteurs pour une reforme consensuelle du Cnsr.

Wilfrid Noubadan