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campusLe gouvernement de Patrice Talon souhaite une meilleure organisation associative des étudiants. C’est du moins ce que stipule le projet de décret définissant les conditions de collaboration des organisations estudiantines avec l’Etat et les administrations universitaires présenté en  Conseil des Ministres du mercredi 26 juillet 2017.
Les étudiants sont donc libres de mener une vie associative dans les différentes Universités. Le gouvernement, conformément aux prescriptions de la Constitution du 11 décembre 1990, reconnaît les libertés d’association, de réunion et d’expression sur les campus universitaires. Seulement, pour optimiser son action au profit des étudiants et rationaliser les dépenses, le gouvernement du Nouveau départ souhaite une meilleure organisation des étudiants. Par ce décret, il reconnait les associations estudiantines qui existent actuellement, notamment après la décision de la Cour constitutionnelle invalidant l’interdiction de leurs activités. Toutefois, l’Exécutif entend promouvoir une meilleure organisation associative afin d’avoir des interlocuteurs dignes du nom, représentatifs de toute la communauté des étudiants. Mais il est constaté que la prolifération des bureaux d’associations des étudiants est la source majeure des dysfonctionnements observés sur les campus universitaires. En effet, actuellement, plusieurs organisations cohabitent, promeuvent les mêmes activités alors qu’elles gagneraient sans doute à mutualiser leurs efforts. Ce qui amène l’Etat, à travers le Cous, à financer les mêmes types d’activités d’une institution à une autre. Tirant leçon de la décision de la Cour constitutionnelle, qui avait invalidé son décret d’interdiction des activités des associations d’étudiants, le gouvernement indique clairement dans ce décret qu’il reconnaît leur liberté d’association mais veut plus d’efficience dans leurs rapports. Le gouvernement veut que son action en faveur des associations d’étudiants soit plus efficace et les exhorte ainsi à savoir travailler ensemble pour défendre leurs intérêts.

Donald Kévin Gayet
(Stag)