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libercomC’est un secret de polichinelle que Libercom S.a ne se porte pas bien. Depuis plusieurs années, les gouvernements ont essayé de restructurer cette société. En vain. Mais, après une longue investigation et face au bilan catastro-phique que présente la société, il est décidé de sa dissolution pure et simple.
Sur un marché béninois de 9, 577 millions de clients potentiels selon l’Atrtp 2014, Libercom ne dispose que d’un parc d’abonnés de 289.140 clients,  dont 232.654 abonnés inactifs. La part du marché de Libercom est passée de 3% en 2014 à 1% en 2016. La liquidation de Libercom était envisagée de longue date. En effet, depuis 2014, le  processus d’ouverture de son capital était enclenché. Selon  les observateurs, les états financiers de 2016 de Li-bercom affichent un passif lourd, notamment 15 milliards de dettes, avec 39 milliards de cumul des pertes des exercices précédents,  qui a absorbé le capital social qui est de 29.989 milliards de   francs Cfa.  Dans de tels cas de figures, l’Ohada recommande purement soit la recapitalisation, soit la disso-lution de l’entreprise. Pour étayer cette réalité, d’autres pointent la gestion et les bilans successifs négatifs depuis plusieurs années. Une entreprise qui s’enfonce dans les bilans négatifs et ne fait pas de profit sert à quoi ? Peut-on se demander. En 2013, le bilan avant impôt de Libercom affiche – 4, 159 milliards de francs Cfa ;  -9 380 milliards de  francs Cfa  en 2014- ; 10,  874 mil-liards de francs Cfa en 2015 ;  – 11 milliards de francs Cfa en 2016. Pour d’autres, il serait scandaleux que l’Etat investisse dans Libercom SA, car de-puis l’ d’ouverture du capital en 2014, on n’a même pas réussi à trouver un repreneur. A l’issue des discussions portant sur l’analyse des avantages et inconvénients des différentes options, celle relative à la dissolution de ces structures l’a emporté. Ainsi le Conseil a décidé de la dissolution anticipée de Libercom S.a. Selon le conseil du mercredi 21 juin 2017, au vu de tout ce qui précède, il est décidé de la dissolution anticipée de Bénin télécoms in-frastructures avec le transfert d’actifs sains vers une société de patrimoine publique. Il y aura ensuite, un transfert des infrastructures de téléphonie fixe de Bénin télécoms services vers la société de patrimoine publique. Une société privée sera désignée pour la gestion commerciale et la mainte-nance des équipements transférés à la société de patrimoine. Pour finir, un partenaire sera désigné pour une gestion de type privé de Bénin télécoms services.

W.N