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planingPréoccupée par la santé maternelle, l’Organisation pour le service et la vie (Osv) Jordan fait de  la planification familiale en milieu rural, son cheval de bataille. Ainsi, à l’aide de sa barque clinique mobile, l’Ong essaie vaille que vaille de sensibiliser les populations de la cité lacustre de Sô-Ava, sur l’espacement des naissances.

Acquise avec l’appui de l’Unfpa, la barque clinique mobile de l’Osv Jordan, propose différentes sortes de méthodes contraceptives aux populations de Sô-Ava. Ainsi, sur la barque, les candidates aux méthodes contraceptives modernes ont le choix d’adhérer aux produits de planification familiale tels que Noristerat, Condom féminin, Diu, Collier, Implanon, Sayana, Press, Jadelle, pilule etc. A en croire la directrice exécutive de l’Osv Jordan, Pulchérie Atchadé, psychologue clinicienne, l’option de la barque a été faite parce que le service de la planification familiale est inexistant sur l’eau. « Les femmes ont envie d’adopter les méthodes contraceptives, mais elles n’ont pas la possibilité de se rendre dans un centre de santé », a confié Pulchérie Atchadé. C’est donc pour remédier à cette situation, a-t-elle expliqué, que l’Unfpa a appuyé l’acquisition de cette barque clinique mobile en vue d’accompagner la communauté à espacer les naissances. En dehors des activités de planification familiale, l’Osv Jordan propose également des services de la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes aux communautés. De même, a-t-elle ajouté, cette barque qui dispose de deux cabines identiques entièrement équipées et climatisées, permet le dépistage du Vih/Sida et de prendre en charge toutes les filles et femmes victimes de violences basées sur le genre à savoir la prise en charge médicale, psychologique et l’accompagnement juridique. Outre cette barque, l’Ong dispose également de deux autres dans la zone sanitaire Adjohoun Bonou Dangbo. Elle intervient dans la zone sanitaire Abomey-Calavi-Sô-Ava, la zone sanitaire Adjohoun-Bonou-Dangbo, la zone sanitaire Aplahoué-Djakotomey-Dogbo et la zone sanitaire Porto-Novo-Aguégués-Sèmè-Podji. L’équipe sillonne tous les sept arrondissements de Sô-Ava. Tout ce que nous faisons est gratuit. « C’est contre zéro franc. L’Unfpa a financé jusqu’aux produits contraceptifs », a-t-elle déclaré. L’institution accompagne également, a-t-elle poursuivi, les produits de planification familiale en mettant à disposition les moyens pour l’achat des consommables. En dehors de cette barque, il y a dans tous les centres de santé des arrondissements de So-Ava, les produits et les consommables. La difficulté majeure rencontrée dans la mise en œuvre de ce programme demeure la réticence de la communauté. « Au début ça n’a pas été facile. Les populations ne comprenaient pas le sens de la mise à disposition de la barque clinique mobile. A la vue du logo du ministère de la Santé sur la barque, elles pensent que c’est le signe de la déesse de la mer mamiwata. Au passage de la barque, elles courent dans tous les sens en criant dja ! dja ! Mais après les séances de visite de la barque dans tous les villages sous l’égide de leurs leaders, la communauté a fini par comprendre qu’il ne s’agit pas d’un dieu mais d’une barque clinique destinée à assurer leur mieux-être », a souligné la directrice exécutive de l’Osv Jordan. Le projet a été financé par le Fonds français Muskoka. Il a pour objectif de réduire les grossesses précoces en Afrique de l’Ouest et du Centre.

 Odi I. Aïtchédji