Spread the love
Laudace-du-meilleurMicheline Adjovi, juriste de formation et psychologue de l’enfant, vient de mettre sur le marché du livre sa 3ème publication. Procédant au lancement de son tout premier roman « L’audace du meilleur », samedi 26 août 2017 dans la salle de conférence de l’hôtel de ville de Ouidah, Micheline Adjovi a magnifié ses aïeuls pour avoir porté à la communauté Huéda un habit cosmique.
Dans « L’audace du meilleur », Micheline Adjovi rappelle les valeurs traditionnelles des Huéda ainsi que le patrimoine culturel et immatériel. Pure fiction, l’œuvre invite la jeunesse à s’approprier le patrimoine culturel béninois. Puisqu’entre-temps, affirme l’auteur, l’esclavage, la colonisation, l’évangélisation sont venus brouiller les repères. Ceci, avec la diabolisation des valeurs, patrimoine culturel et immatériel. C’est donc pour corriger le tir,  que l’amazone Micheline Adjovi invite la jeunesse à s’approprier sa culture pour être plus responsable. Lorsqu’on est soi, déclare-t-elle, on est plus engagé à évoluer et à chercher à progresser pour son propre développement. Et lorsqu’un individu se développe, c’est toute sa communauté, voire toute la nation qui en bénéficie. Donc, ce roman est d’une importance indéniable parce qu’il est historique et militant. Micheline Adjovi était à court d’inspiration après la publication de son deuxième essai quand elle a vu dans un rêve l’image d’un enfant dont elle ignorait totalement le sexe. Selon elle, le visage de cet enfant était comme une étoile à 5 branches. Après avoir dessiné le visage de l’enfant sur une feuille, elle a réalisé que les segments que portait l’enfant étaient identiques aux cicatrices qu’elle porte sur son corps. En même temps, explique-t-elle, « je me suis souvenue de mes aïeuls qui ont pris des risques pour nous. Ils ont eu l’audace de nous porter un habit cosmique.  D’où « L’audace du meilleur ». Placée sous le signe de la réconciliation des filles et fils de la cité des Kpassè, la cérémonie de lancement de l’ouvrage a enregistré la participation des dignitaires du culte ancestral, du Conseil communal de Ouidah, des acteurs politiques et les Huéda et alliés. Occasion pour le président du Cadre de concertation de la société civile de Ouidah, le professeur Honorat Aguessy, l’ancien maire de Ouidah Séverin Adjovi, Apollinaire Agbazahou, Daagbo Vidégla,  et autres, de louer non seulement les mérites de l’œuvre dans une société en déperdition, mais aussi de dire son  importance pour la restauration des valeurs culturelles. 
 
Odi I. Aïtchédji