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Micheline AdjoviLa bibliothèque nationale accueille demain samedi 26 août 2017, la sortie d’un nouvel ouvrage estampillé « L’audace du meilleur ». En prélude au lan-cement de l’œuvre, le journal « Le Matinal » a ouvert ses colonnes à l’amazone Micheline Adjovi pour qu’elle décrive le contenu de l’ouvrage.
Le Matinal : Présentez-vous à nos lecteurs?
 Micheline Adjovi : Je m’appelle Micheline Adjovi, juriste de formation, psychologue de l’enfant et écrivain. Demain samedi 26 août 2017, je procède au lancement d’un nouvel ouvrage intitulé « L’audace du meilleur ».
 Qu’est-ce qui a inspiré « L’audace du meilleur » ?
 Vous savez, l’inspiration n’est pas venue du néant. J’avais déjà écrit deux essais. Le premier intitulé «J’ai vaincu parce que j’ai cru» et le second titré «Dévoilez qui vous êtes et exercez votre pouvoir». J’étais à court d’inspiration lorsque j’avais fini d’écrire le deuxième essai. Mais subitement, elle est revenue et je vois un enfant dont j’ignorais totalement le sexe. Un enfant dont le visage était comme une étoile à 100 branches. Cet enfant baignait dans une autre étoile à 6 branches. Automatiquement, je me suis levée et j’ai griffonné le dessein sur une feuille. J’ai compté les segments de droite et j’ai constaté que cela faisait vingt-deux exactement comme les vingt-deux cicatrises sur mon corps parce que je suis «Huéda». En même temps, je me suis souvenu de mes aïeuls qui ont pris des risques pour nous. Ils ont eu l’audace de nous porter un habit cosmique, d’où « L’audace du meilleur ». Ils veulent du meilleur pour nous. Ils ont, en quelque sorte, balisé le terrain. Ils pouvaient ne rien faire pour nous, mais par amour pour leurs progénitures, à défaut de nous remettre un papier, ils nous ont mis un sceau sur le corps pour que jamais, nous n’ignorons qui nous sommes et que nous marchons sur le chemin tracé. Voilà donc ce qui m’a permis de penser au titre « L’audace du meilleur ».
 Quelle est la particularité de cette œuvre ?
 Ce troisième ouvrage, contrairement aux deux premiers, est un roman et non un essai. Ce qui d’ailleurs, fait sa particularité. A cela, s’ajoute le fait que j’ai été inspirée. Je ne me suis pas documentée. C’est donc comme une fiction et quand j’ai fini d’écrire l’ouvrage, je me suis approchée des dignitaires qui, à leur tour, ont validé le document. Alors, je peux dire que les deux premiers essais ont été une réussite grâce à des documents et des recherches, mais le roman a été une inspiration divine pure. Le lancement de l’ouvrage est placé sous le parrainage de la maire de Ouidah, Célestine Adjanohoun. C’est un roman qui invite la jeunesse à s’approprier notre patrimoine culturel. Puisqueentre-temps,l’esclavage, la colonisation, l’évangélisation ont pris par là et ont brouillé complètement nos repères. Nous avons diabolisé nos valeurs ainsi que notre patrimoine culturel et immatériel. J’invite donc la jeunesse à s’approprier notre culture pour être plus responsable. Lorsqu’on est soi, on est plus engagé à évoluer et à chercher à progresser pour son propre développement. Et lorsqu’un individu se développe, c’est toute sa communauté, voire toute la nation qui en bénéficie. Donc, ce roman est d’une importance indéniable parce qu’il est historique et militant. Pour la dédicace du roman, j’ai invité d’abordles dignitaires du culte ancestral, car ils représentent le facteur primordial de mon inspiration. Ensuite, les hommes politiques, car ce sont eux qui tracent la voie. Ils sont nos leaders. Enfin la population, notamment tous ceux qui sont porteurs du sceau «Huéda» de père comme de mère, ou même de grand-mères, même les épouses et nos gendres. Le lancement de «L’audace du meilleur» est placé sous le signe de la réconciliation des filles et fils de Ouidah.
 
Propos recueillis par Odi I. Aïtchédji