Spread the love
giratoire-Dogbo
Les populations manifestant leur colère

Les populations de Lokossa sont très remontées contre l’entreprise Ebomaf en charge des travaux de construction du tronçon routier Comè-Lokossa-Dogbo. Et pour cause. Elles ont barricadé dans la journée d’hier mercredi 21 Février 2018, la  route inter-Etat Comè-Lokossa-Dogbo pour exiger la construction d’un carrefour  giratoire à la hauteur de la radio Mono, la voix de Lokossa.

Les populations de Lokossa sont en colère contre l’entreprise Ebomaf. A Toguemè comme à Agnivedji, elles ont, au moyen des troncs d’arbres et pneus, stopper la circulation des usagers pour exiger la construction d’un carrefour giratoire. Aucun usager ne peut rentrer dans la ville de Lokossa sans se heurter à ces barricades. En effet, pour elles, l’érection du carrefour actuelle au niveau de la radio Mono, la voix de Lokossa ne répond aucunement aux normes de construction des grandes voies. Pire, elle pourrait être à l’origine de nombreux cas d’accident et ne favoriserait pas la bonne circulation des usagers. « Nous ne voulons pas de ce carrefour. C’est injuste.  C’est un travail bâclé. Car,  en dehors du carrefour qui n’est pas bien construit, il y a le bitume qui n’est pas bien fait », a fait savoir le porte-parole des manifestants, Paul Hounouvi. Pour  Lucien Azandé, un des manifestants, ce carrefour ressemble à un tournant qui occasionnera des cas d’accidents mortels. « Depuis 1985, il y avait un carrefour. Aujourd’hui Ebomaf est en train de détruire ce carrefour. Nous ne voulons pas cela », a-t-il mentionné. Face à cela, les manifestants interpellent les autorités communales et nationales pour qu’elles interviennent pour la construction de ce carrefour. Cependant, le maire de Lokossa, Pierre Coccou Awadji  estime que l’entreprise Ebomaf n’a commis aucune faute. Elle exécute selon lui, le cahier de charges à lui confié par le gouvernement dans le cadre de la construction de ce tronçon routier. « En tant que profane, j’ai demandé qu’une mission de contrôle aille me vérifier si Ebomaf exécute selon les normes ces travaux. Elle  m’a confié qu’Ebomaf exécute le cahier de charges à lui confié. Donc, c’est étonnant que les jeunes exigent maintenant le carrefour giratoire », a-t-il confié. Pour le préfet du Mono, Komlan Senan Sedjro Zinsou, les populations doivent se patienter et attendre un autre projet. « C’est maintenant que nous devrons porter cette doléance à l’attention des autorités gouvernementales », a-t-il mentionné.

Les mots d’apaisement de Dakpè Sossou

Les populations et les policiers étaient à un pas d’un affrontement lorsque le député de la 18ème circonscription électorale, Dakpè Sossou est venu sur les lieux. Après avoir dénoncé les propos tendancieux des autorités communales et préfectorales, il a invité les manifestants au calme et à la compréhension. Il a demandé que l’entreprise interrompe les travaux au niveau du carrefour incriminé en attendant que le gouvernement trouve une solution pour cette crise. « Si le carrefour  giratoire n’est pas fait,  nous allons nous asseoir et trouver des solutions. Ebomaf peut continuer les autres travaux. Nous allons former une délégation pour aller rencontrer le ministre des travaux pour la résolution de ce conflit », a-t-il confié.

Claude Ahovè

(Br Mono-Couffo)