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CARAPACE-DE-TORTUE
La moisson a été abondante en 2017

L’année 2017 a été prolifique pour le gouvernement et les militants en matière de sauvegarde des espèces fauniques menacées d’extinction. Avec l’accompagnement technique du programme Appui à l’application des lois sur la faune et la flore au Bénin (Aalf-Bénin), 28 trafiquants ont été arrêtés par les forces de sécurité publique.

La croisade contre la criminalité faunique en 2017 a porté ses fruits. Au total 28 trafiquants sont tombés dans les mailles des forces de sécurité publique. Ils ont été interceptés avec 28 défenses d’éléphants pesant 75,84 kg. Ce qui équivaut au moins à 14 éléphants abattus pour alimenter le commerce illégal de l’ivoire au Bénin. Des produits de faune illégalement détenus et saisis en 2017, ceux provenant des éléphants viennent en pôle position. En plus des éléphants, l’appui technique de Aalf-Bénin a permis aux forces de sécurité publique d’intercepter également 2 pangolins vivants, un patas et 16 carapaces de tortues. Ces produits de faune illégalement destinés à la vente et saisis sont la preuve que la survie des animaux sauvages est incertaine au regard de ce qui se passe. Déjà le gouvernement quadrille le terrain. Il faudrait aussi que tous les acteurs jouent véritablement leur partition pour accompagner le pouvoir central.

 La justice a joué sa partition

 Beaucoup de décisions de condamnation des trafiquants ont été rendues par la justice. Parmi lesdites décisions, il y en a qui participent véritablement à la lutte contre la criminalité faunique. A leur annonce, presque tous les activistes ont salué les acteurs de la justice. Ils ont souligné que l’application des lois est un facteur important pour la lutte contre la criminalité faunique. Ils ne veulent pour preuve la décision rendue par le Tribunal de Kandi qui a condamné un trafiquant à 5 ans d’emprisonnement ferme avec 800 000 F Cfa d’amendes pour une affaire de commercialisation de 20,09 kg d’ivoire à Gogounou, en octobre 2017. Deux mois plus tôt, deux autres trafiquants ont été respectivement condamnés à 48 et 40 mois de prison ferme par le Tribunal de Natitingou. Solidairement, ils ont été condamnés à une amende de 400 000 FCfa et au paiement à l’Etat béninois de la somme de 3 000 000 FCfa à titre de dommages-intérêts. En avril 2017, le Tribunal de Parakou a condamné 4 trafiquants à 12 mois d’emprisonnement ferme, à 300 000 FCfa d’amende chacun et 15 500 000F Cfa de dommages et intérêts à payer solidairement. Toutes les décisions n’ont pas fait l’unanimité au niveau des activistes. Il s’agit notamment de celles assorties de sursis pour lesquelles beaucoup de remous ont été observés.

Au regard du combat mené en 2017 contre la criminalité faunique, chaque acteur doit de nouveau retrousser ses manches et jouer véritablement sa partition pour la sauvegarde des espèces protégées menacées d’extinction.

SA