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Mohammed-Atao-HinnouhoUne équipe de la rédaction de la radio Océan  était ce mercredi 02 mai 2018, au service de psychiatrie, où est admis le député Mohamed Atao Hinnouho depuis 48 heures. Des échanges avec ce dernier, il a confié à notre équipe, les raisons pour lesquelles, il a entamé une grève de la faim depuis lundi dernier.

C’est la salle numéro 2 du service de psychiatrie du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutougou Maga de Cotonou (Cnhu-Hkm) qui reçoit le parlementaire depuis lundi 30 avril dernier. Même sur son lit d’hôpital, il demeure dans sa couleur fétiche. Un débardeur blanc plus un pantalon de la même couleur. Pas de perfusion en cours, juste du sparadrap de part et d’autre au niveau du bras. Couché sur le dos à notre arrivée, le parlementaire s’est redressé pour les échanges de civilités. « Ça va plus ou moins bien », a lâché timidement l’élu, au premier contact, quand nous avons cherché à savoir s’il se portait mieux. Nous avons entendu dire que vous avez refusé de vous alimenter. Peut-on connaitre le motif monsieur Hinnouho. La réponse du député qui s’est au préalable opposé à l’enregistrement de ses propos : je suis dans un pays de droit mais on ne dirait pas. Comme pour dire que cette sorte de grève de la faim est pour protester contre son traitement. Cette discussion entrecoupée par des coups de fils que recevait le député n’a duré que quelques 5 minutes. Mais substantiellement  l’élu de la quinzième circonscription électorale tenait à faire savoir que c’est un porte étendard de la jeunesse qui se sent en prison à l’hôpital. A la sortie de sa salle d’hospitalisation quelques proches qui couchés sur une natte à gauche et d’autres assis sur un banc. Pas de force de l’ordre visible au premier chef, mais des proches du député nous indique un banc de trois personnes en civil.  La cour du service de psychiatrie fait sa toilette avec des ouvriers ramassant des gravats et autres débris pour le nettoyage jusqu’aux environs de 11h30. Le responsable qui supervisait le nettoyage  approché n’a pas donné de précision sur ces travaux.

Rachida Houssou