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Roger-Koudoadinou
Roger-Koudoadinou

Les performances du brevet d’étude du premier cycle Bepc 2018 ne sont pas pareil dans le secteur privé et au niveau du public. Les établissements privés cette année enregistrent un taux de 42,69 % contre 24,11 % dans les lycées et collèges publics pour un examen qui affiche 28,63 % au plan national. Le privé a fait quasiment le double du résultat du public. Le directeur des examens et concours de l’enseignement secondaire Dec interviewé par Océan fm a procédé à l’analyse de ces chiffres. Selon le Dec Roger Koudoadinou, le privé arrive toujours en tête compte tenu de certains facteurs.

Les établissements privés ont- ils fourni plus d’effort que le public à l’occasion du dernier examen du BEPC? La raison est oui si l’on compare les chiffres issus des différents résultats annuels de chaque côté. Les résultats du privé ont toujours été supérieurs à ceux du public renseigne  le directeur des examens et concours de l’enseignement secondaire. L’écart cette année serait encore plus grand. Le taux de réussite des établissements privés du département de l’Atlantique est de 46,51 %  selon le Dec contre 24,98 % dans le publique. Une performance qui est davantage plus prononcée lorsqu’on prend le cas du département du littoral où le privé obtient 59,28 % contre 29,16 % pour le public. Roger Koudoadinou ajoute quand même que le gap n’est pas aussi prononcé dans certains départements. Nous avons par exemple le cas du département du plateau où au niveau des établissements privés, on enregistre 25,14 % de taux de réussite contre 24,10 % pour le public. Le Dec estime que ce déséquilibre n’est pas à mettre seulement sur le coup de la grève. « La vérité si on veut aller en profondeur, c’est que les conditions d’acheminement du savoir vers les apprenants ne sont pas les mêmes du privé au public. Les apprenants font l’objet d’un suivi plus ou moins strict avec beaucoup de renforcement à domicile et à l’école. Les parents de ceux-ci sont en contact permanent avec l’administration » a expliqué Roger Koudoadinou.

Marcus Koudjènoumè