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kassa-barthemyC’est l’heure du bilan sous Yayi Boni. Ses ministres aussi doivent  commencer par faire le point de leur passage au gouvernement. Pour un régime couvert de scandales, il s’agit d’établir les responsabilités dans les dossiers qui ont le plus retenu l’attention de l’opinion publique nationale et internationale. On sait que le scandale de l’eau des Pays-Bas, c’est Barthélémy Kassa. Le coucou volant qui s’est écrasé à Djougou et acheté sous couvert d’une société, c’est encore lui.
 «Si Yayi dit d’aller à gauche, on ira à gauche, s’il dit d’aller à droite, on ira à droite». Reconnaissons tous, à travers cette  phrase, un certain Barthélémy Kassa. Il en est l’auteur. C’est l’un des laudateurs, les plus prolixes du roi du Palais de la Marina. Les liens étroits entre Yayi Boni et cet ancien ministre du sol, du sous-sol, puis de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’eau et du développement des Energies renouvelables tombent mal dans un contexte où le chef de l’Etat se fait passer pour le chantre de la lutte contre la corruption, alors que ses proches sont les plus éclaboussés par les scandales. Barthélémy Kassa, obéissant au chef de l’Etat  jusqu’à la servilité, a été un ministre qui a géré des dossiers qui ont fini par éclabousser le gouvernement  et son chef. Après le scandale de l’eau dans le dossier Ppea II, où l’argent des Pays-Bas s’est évaporé dans la nature, il a été au cœur de l’achat de l’hélicoptère au profit de la Société béninoise des hydrocarbures (Sobeh) pour environ 9 milliards de Fcfa. Au lendemain du crash de l’appareil acquis sous ses ordres, des informations de plus en plus concordantes circulent accusant le gouvernement d’avoir négocié l’achat de l’hélicoptère dans des conditions floues qu’il va falloir élucider. Certaines sources vont jusqu’à défier le gouvernement de brandir le certificat de navigabilité de l’hélicoptère, qui d’ailleurs, n’a pas été livré dans un état neuf alors qu’il a coûté le prix d’un appareil flambant neuf. Il y a des dessous dans ce dossier. On doit demander des comptes à Barthélémy Kassa. Dans un pays dirigé par des autorités sérieuses, depuis le crash, il devrait faire une conférence de presse pour mieux expliquer ce qui est arrivé. Ce n’est pas ce qui les préoccupe. Avec du coucou volant, Barhélémy Kassa complète sa carte de visite remplie de scandales. Principal accusé dans  l’affaire Ppea II, qui l’a éclaboussé au même titre que d’autres membres du gouvernement, Barthélémy Kassa apparait comme un personnage compromettant. Jugé trop aux ordres de Yayi Boni, ses liens étroits avec ce dernier sont importants et justifient le soutien et la protection dont il bénéficie de la part du chef de l’Etat. C’est sans doute pourquoi les poursuites engagées contre sa personne dans le dossier Ppea II n’ont pas abouti en raison du refus d’un lobby parlementaire téléguidé depuis le Palais de la Marina. Rien n’est à attendre du gouvernement dans le dossier de l’hélicoptère.
 Abdourhamane Touré