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Le président de l’Aic ( à droite) prononçant son allocution

Les activités de la  recherche cotonnière sont  au cœur d’un atelier qui se tient à Dassa-Zoumè, depuis mercredi 19 avril 2017. Initiée par  l’Association interprofessionnelle de coton (Aic),  cette rencontre de trois jours  a réuni à l’hôtel Jéco, les chercheurs, les scientifiques, les acteurs du coton, les  producteurs, les responsables d’associations de producteurs, les égreneurs, et Ong intervenant dans la filière coton.
« L’accent doit être mis non pas sur l’extension de superficies, mais sur la densification du rendement pour garantir un niveau de production plus élevé». Telle est désormais la nouvelle vision des membres de l’Association interprofessionnelle de coton (Aic) qui ont retenu un programme d’intensification sur 100 000 hectares. En en  basant sur les acquis de la gestion intégrée de la fertilité des sols et sur le respect des itinéraires techniques recommandés par les chercheurs,  ils ont voulu  relever le défi de l’amélioration substantielle du rendement sur les 100 000 hectares retenus. Ce programme impactera certaines communes et des producteurs identifiés sur la base du volontariat et sera étendu progressivement au fil des ans.  Pour relever ce défi, Mathieu Adjovi, président de l’Aic et les siens ont compris qu’il faut impliquer les chercheurs en vue d’explorer les espèces à adopter afin d’y parvenir. C’est ce qui justifie d’ailleurs la présente rencontre dont l’objectif est de créer une synergie entre les chercheurs et les utilisateurs des résultats de recherche en vue d’une prise en compte effective des préoccupations de ces derniers pour l’amélioration de la productivité et de la compétitivité de la filière coton au Bénin. Il s’agira au cours de cet atelier de soixante-douze heures de  présenter aux participants  les résultats des recherches  des 3 à 4 dernières campagnes aux acteurs de la filière, de discuter des résultats de recherches faites par le Cra-Cf, de faire le point des technologies générées au cours des dernières années. Ils vont également discuter des technologies à passer en vulgarisation,  recenser les nouvelles préoccupations des acteurs de la filière, renforcer le dialogue structuré et consensuel entre chercheurs et les utilisateurs concernant les contraintes prioritaires  puis présenter et valider le programme triennal 2017-2019 et son budget.
Programme triennal de recherche coton,  la  nouvelle  trouvaille
Selon le président de l’Aic, ce programme triennal de recherche coton  permettra de lever les contraintes, en développant des technologies adaptées pour assurer la productivité, la durabilité et la compétitivité de la filière coton. A en croire Mathieu Adjovi, c’est la seule façon pour la recherche cotonnière de pouvoir contribuer à la relance de la filière coton au Bénin que l’Etat a mis en marche depuis la campagne agricole 2016-2017. L’objectif est de porter lors des prochaines campagnes agricoles à venir, la production cotonnière à 600 000 tonnes, la capacité d’égrenage des usines installées au Bénin. Tout en soulignant la pertinence de la thématique qui sous-tend l’organisation du présent atelier, le maire de Dassa-Zoumè, Nicaise Kotchami Fagnon, a plaidé pour l’implication des maires des Communes productrices de coton dans les activités de l’Aic pour renforcer le partenariat avec la base et l’installation au niveau de cette institution d’un observatoire de veille du prix des intrants sur le marché international. Françoise Comlan Assogba, la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche, pour sa part, a réitéré l’engagement du gouvernement à accompagner les initiatives de l’Aic dans le but de renforcer davantage le partenariat public-privé.

Zéphirin Toasségnitché
(Br Zou-Collines)