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Oncle-BAZAR
Le coup de gueule de Oncle Bazar

Le blocage des activités culturelles au Bénin est une situation qui n’échappe point aux critiques des artistes et autres acteurs culturels. Cet état de choses a par la suite provoqué la disparition de certains artistes et freiné les activités entrant dans le cadre de la saison artistique 2016-2017. L’artiste comédien Oncle Bazar en parle.
Le Matinal : Oncle Bazar ! Quelle est votre avis sur le blocage des activités culturelles au cours de la saison artistique 2016-2017 ?
Oncle Bazar : C’est dommage qu’on soit venu à cette situation. Mais c’était déjà prévu. Moi, je le chantais depuis cinq ans et je disais que le Fonds d’aide aujourd’hui Fonds des arts a favorisé la venue dans le milieu de faux artistes. Tout le monde est devenu  artiste. Les véritables artistes qui ont besoin de moyens n’en trouvent pas. Aujourd’hui où il n’y a pas de financement, on  sait maintenant qui est artiste et qui ne l’est pas. C’est-à-dire qui a l’art dans le sang et qui ne peut être artiste que grâce au fonds. Nos grands parents nos grands frères artistes, par le passé, n’ont jamais attendu l’argent avant de produire leurs œuvres. Mais aujourd’hui, on attend le gouvernement. On  attend l’argent.
Le Fonds des arts et de la culture a-t-il été vraiment utile aux artistes ?
Je dirai oui et non, car avec ce fonds certains artistes ont essayé de se faire un nom. Mais ils ne sont pas nombreux. Le fonds a plus engendré la paresse. Nous avons connu de grands artistes chanteurs, de grands humoristes qui sont allés se recaser au conseil d’administration du fonds et on ne les voit plus sur le terrain alors qu’on a besoin d’eux. On a besoin d’eux au micro, sur la planche et à l’écran. Si  aujourd’hui nous sommes artistes et que le fonds des arts n’existe plus du tout, nous devons nous affirmer en tant qu’artistes.
Pensez-vous que le gouvernement est responsable du blocage des activités culturelles ?
Je n’accuse pas le gouvernement. C’était prévisible. Il  y avait trop de désordre et le gouvernement a juste sifflé la fin de la récréation. Je  suis sûr que des propositions sont faites afin de relancer les activités. Quitte  à nous artistes de patienter mais surtout de continuer à travailler et non d’espérer toujours le gratuit.
Pour finir cet entretien, quelle est votre actualité du moment ?
Me concernant, les choses évoluent bien. J’étais aux Etats-Unis il y a de cela quelques semaines. Je suis rentré et je dois encore voyager pour une tournée au Mexique, au Brésil et en Australie en début du mois d’août. Mais avant, je lance ce vendredi à Aibatin à la Maison de production OB, mon nouveau film dénommé « La cour de Oncle Bazar ».