Spread the love

boni-yayi-2Comme il en a l’habitude, le chef de l’Etat lors d’une de ces tournées ce week-end dans les champs de Coton de la partie septentrionale du pays s’est exprimé au sujet du détournement des fonds du PPEA 2. Dans sa déclaration Boni Yayi se contredit par endroit. En même temps qu’il estime fournir des efforts pour lutter contre la corruption, le locataire de la marina trouve que c’est parce que les sanctions ne tombent pas que le phénomène perdure. Il rejette l’entière responsabilité des détournements ces dernières années sur le dos de ces collaborateurs. « Je ne vais pas nommer les indonésiens pour venir travailler dans l’administration béninoise » peut-on entendre dans sa déclaration.

(Lire ci-dessous un extrait de la déclaration du président de la République)

«…Il y a de scandale partout, ça ne date pas de notre ère, à la seule différence qu’hier avant notre arrivée, eux ils cachaient. Tout ce qu’ils faisaient, ils cachaient, ceux qui crient aujourd’hui, eux ils cachaient. Obama a dit le meilleur gouvernement, c’est celui là qui met en relief ses insuffisances, ses faiblesses. Et c’est pourquoi nous avions décidé d’aller à la transparence. Si nous constatons des insuffisances, nous disons, il y a telle insuffisance à tel endroit. Les scandales ICC Services, Cen-Sad mais qui a signalé, c’est moi, c’est moi qui ai signalé, prenez la Cen-Sad, c’est moi qui ai signalé, qui ai demandé qu’on fasse un audit, l’IGE est allé faire l’audit, j’ai réunis le conseil des ministres, j’ai sanctionné le ministre, je l’ai envoyé à la haute cour de justice. Où se trouve ce dossier aujourd’hui et c’est toujours les mêmes puisque nous avons des députés professionnels qui sont là et quand ils parlent, leurs chansons, les scandales, les scandales. Dans les grandes démocraties, le président, il est là, son rôle, c’est de nommer. Je ne vais pas nommer les indonésiens pour venir travailler dans l’administration béninoise. Dans d’autres pays, un ministre commet quelque chose, c’est lui qui est ciblé. Dans mon pays, c‘est le président qu’on voit, c’est dramatique. Cette question d’eau, je disais qu’il faut donner un délai pour que la République sache ce qui s’est passé. C’est vraiment dramatique. Qu’est ce que nous avions constaté, deux personnes, deux personnes, un certains codo du couffo m’a-t-on dit. Un autre Niéri, je n’arrive pas à prononcer le nom, je crois de l’Atacora qui est beau-frère de Bocco Olivier. Es ce qu’on va vous présenter encore Bocco Olivier ? Vous connaissez la clic, le réseau. En fait, c’est des entreprises en poche je vous le jure qu’ils ont créé, des entreprise en poche. Et finalement, on a découvert. Le cabinet qu’on a sollicité, un cabinet de renommé mondial qui a su montrer aux américains là où Sadam Hussein a caché l’argent des irakiens, père à son âme. Ils ne sont pas n’importe qui. Un cabinet qui a essayé d’écouter les uns les autres et de reconstituer pour arriver à cette vérité. Huit milliards qu’ils ont pris. Dans les huit milliards, vous avez les 2 milliards 5 de l’assistance pour l’eau donné au peuple béninois par les Hollandais. On a dit même si c’est un milliard, nous sommes prêts 700 millions pour voir clair. J’ai demandé qu’on m’identifie les auteurs, ça a été fait et c’est clair, les sanctions ont été prononcées. Le gouvernement continuera de renforcer le dispositif de sanctions administratives et disciplinaires. Ils ont été radiés, radiés, radiés définitivement même s’il faut reconstituer, les deux tiers du ministère seront radiés. Totalement radiés, il n’y a rien à faire. C’est une procédure de poursuite judiciaire parce qu’il faut qu’on en finisse avec ce phénomène. C’est parce que les sanctions ne courent pas. Quand vous voyez la pyramide, c’est extrêment difficile de découvrir cela, il fallait avoir le professionnalisme de ce cabinet, dans lequel, vous aviez des magistrats, vous aviez des avocats… Et quand vous dites que vous faites de forage, vous allez, où se trouve votre matériel de travail, vous ne voyez rien, c’est des entreprises en poche. Et ils sont un grand monde que ce soit au ministère de l’énergie, que ce soit dans les autres ministères, ils seront tous balayés, tous, il faut tout reconstituer. Si on ne tient pas les taureaux par les cornes, on n’en finira pas avec ce fléau parce que si on ne finit pas avec la corruption on ne va pas trouver une issue à l’éradication de la pauvreté. Ce n’est pas possible »». .

Transcription : Marcus Koudjènoumè