Spread the love

Dans quelques heures Yayi va convoquer le corps électoralA l’occasion des hommages rendus au grand camarade de lutte, le général Mathieu Kérékou décédé le mercredi 14 octobre dernier, le chef de l’Etat Boni Yayi fait des confidences sur les conseils de son prédécesseur le 6 avril 2006 lors de la passation de charge.
( Lire un extrait de sa déclaration)

« … Bien aimé président, je me souviens comme si c’était hier et non sans émotion de vos propos aimables lourds de sens et combien édifiant à mon endroit le 6 avril 2006 au moment de la passation de charge. Le 1er enseignement est la réalité de notre difficile marche vers l’édification d’un pays uni, prospère à économie compétitif, de rayonnement culturel et de bien être social. A ce propos cher général vous m’aviez recommandé beaucoup de courage, beaucoup d’abnégation, et beaucoup de patience. La seconde leçon qui m’est resté est relative à l’approfondissement de notre démocratie, la qualité de nos institutions, la lutte contre la corruption et l’impunité. Autant de défis à relever et qui nécessite selon vos propos de nous mettre ensemble pour hisser notre pays au rang des nations modernes. Cher général la flamme de la démocratie que vous aviez amenez en 1990 à la faveur de la conférence des forces vives de la nation demeure une boussole pour nous tous. Ce jour 6 avril 2006, vous n’aviez pas occulté la problématique de la gouvernance, vous m’aviez même confié que du fait de l’ampleur de l’impunité et de la corruption qui régnait, le Bénin apparaît de plus en plus délaissé par ses cadres avides d’intérêts particuliers bafouant la règle fondamentale de l’éthique et de l’intégrité publique et baignant dans les injures et le rejet de l’autre. Cher général, au total la bonne gouvernance après 10 années de pratiques au sommet de l’état apparaît comme un instrument de 1er plan dans le processus de développement économique de prospérité et d’éradication de la pauvreté. Vous m’aviez fait part ce jour du 6 avril 2006 de la gravité de cette situation. Nous sommes décidés cher général à mener ce combat et relever ce défi en vue de l’élimination de la pauvreté dans notre pays. Nous vous faisons la promesse la main sur le cœur d’œuvrer pour qu’a l’horizon 2030, notre pays le Bénin soit au rendez-vous de ceux qui auraient réalisé des progrès notables dans l’élimination de la pauvreté qui a toujours été au cœur de vos préoccupations. »