Spread the love

mojecDepuis l’annonce de la nouvelle proposition de loi portant code électoral en République du Bénin, beaucoup d’acteurs politiques et de la société civile ont élevé leur voix pour dénoncer les insuffisances que contient ce nouveau texte. Du côté du Mojec, des propositions concrètes ont été faites au gouvernement à travers la voix de son président Aziz Adjakpè.

« Il faut inviter les uns et les autres au calme et à la sérénité mais surtout à un dialogue franc et sincère ». C’est par ces mots que Aziz Adjakpè, président du mouvement des jeunes pour l’égalité des chances s’est prononcé sur les insuffisances relevées par les uns et les autres dans la nouvelle proposition de loi du nouveau code électoral. A l’en croire, le dialogue est le moyen dont nous disposons pour nous entendre sur l’essentiel. « Nous devons consolider notre jeune démocratie et renforcer la cohésion nationale », a-t-il dit lors d’une rencontre  avec les jeunes à Paris. Lors des échanges au cours de cette rencontre, il a été constaté que la nouvelle proposition de loi portant  code électoral comporte des insuffisances qui méritent d’être corrigées.  Et pour preuve, l’article 249 est aujourd’hui  la pomme de discorde au sein de la classe politique béninoise. Et pour trouver le consensus qui a valeur constitutionnelle, Aziz Adjakpè renvoie dos à dos les deux parties et propose que l’ancien article soit maintenu dans le nouveau code électoral. Aussi, la gestion de la liste électorale dans une certaine opacité n’est pas du goût du président du Mojec. Pour lui, le Cos-Lépi est un organe purement politique et enclines à beaucoup d’intrigues politiques. « Ce qui fait que  lorsque ça ne va pas à ce niveau, la Céna est bloquée », a-t-il ajouté. C’est pourquoi, il invite les acteurs politiques siégeant au niveau du Cos-Lépi à faire preuve de responsabilités et de sacrifices afin que la mise à jour de la liste se fasse dans les délais requis. « Mais pour sortir de cette situation, il faut permettre à la Céna de contrôler et de superviser  l’actualisation de la liste électorale. C’est la meilleure option que nous devrons faire», a-t-il lâché. Cette mesure permettra d’alléger les processus électoraux et de supprimer le Cos-Lépi qui est une vache à lait des acteurs politiques. Enfin, pour permettre à la diaspora qui joue un rôle prépondérant dans le développement du Bénin de participer désormais à la vie du parlement béninois, Aziz Adjakpè, président du Mojec propose la création par le nouveau code de 04 autres circonscriptions électorales avec 16 sièges de députés au profit des Béninois vivant à l’extérieur avec une clé de répartition ainsi qui suit : (Afrique et Moyen-Orient : 06, Europe : 06, Amériques : 03, Asie et Océanie : 01). C’est pourquoi il émet le vœu de voir ces propositions recevoir l’assentiment du grand nombre afin de changer qualitativement le mode opératoire du processus électoral au Bénin. Tout en soutenant de façon indéfectible les actions du chef de l’Etat, Patrice Talon, le président du Mojec en appelle au sens de responsabilité de tous les acteurs politiques.

Nelson Avademey