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Talon voeuxLe gouvernement a opéré dans la loi de finances exercice 2018 une rupture remarquable dans la commande publique, avec un intérêt particulier à la production locale. Désormais, les Petites et moyennes entreprises, les fabricants et producteurs locaux seront plus impliqués et une part importante leur sera accordée.

La lettre circulaire portant notification de la répartition des crédits ouverts au budget de l’Etat, gestion 2018 et ses annexes renseignent à suffisance sur certaines de ces mesures de haute portée économique et sociale. Suivant cette lettre circulaire, en matière de commande, les ministères et institutions de l’Etat sont assujettis à un certain nombre d’obligations désormais. Ainsi donc, ils se doivent de privilégier la production locale pour les commandes publiques. A ce niveau, il leur est imposé d’adresser prioritairement aux producteurs locaux, les besoins en mobilier de bureau. A cet effet, les commandes pour les achats de mobiliers fabriqués localement doivent représenter au moins 60% du total des commandes publiques de l’année. Ces ministères doivent également attribuer au moins la moitié (50%) des commandes publiques d’une valeur comprise entre 0 et 10 millions de FCfa aux petites entreprises, prioriser la consommation des produits locaux dans les restaurants universitaires, les cantines scolaires, les hôpitaux, les camps militaires et les prisons dans une proportion d’au moins 80%. Il est aussi fait obligation à ces ministères de recourir au moins à 80% aux produits fabriqués localement dans les commandes publiques de produits d’entretien dans une proportion d’au moins 80% et attribuer au moins 80% des commandes publiques de blocs note, cahiers et autres fournitures assimilées aux fabricants locaux. L’appel fait par certaines couches de la société de privilégier la production locale est bien entendu par le Chef de l’Etat. A travers cette mesure, le Président de la République, Patrice Talon, exige la préférence nationale dans les commandes publiques. Il s’agit d’encourager la consommation locale et d’améliorer la santé financière des Petites et moyennes entreprises, des producteurs et fabricants locaux. Le Président a donné le ton. Il revient maintenant aux acteurs de la chaîne des dépenses publiques d’appliquer effectivement les directives du gouvernement. C’est aussi le tour des Pme de rivaliser d’initiatives afin d’offrir des produits de qualité et qui répondent effectivement aux besoins et au souci de modernité des consommateurs.

 Abdourhamane Touré