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PAUL_ISSE_IkoLa Fédération des Syndicats de l’Education Nationale FéSEN affiliée à la Confédération des Syndicats des travailleurs du Bénin CSTB de Paul Esse Iko menace d’aller en grève de 48 heures à partir de mardi prochain. La FéSEN dénonce entre autres les divers problèmes de reversement, reclassement, et de primes auxquels sont confrontés les enseignants contractuels du secondaire, de la maternelle et du primaire. Lire l’intégralité de la motion adressée au trois ministres de l’enseignement à savoir La maternelle et le primaire, le supérieur et le secondaire.

MOTION DE GREVE
A
– Monsieur le Ministre du Travail et de la Fonction Publique ;
– Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ;
– Monsieur le Ministre de l’Enseignement Secondaire, de la Formation Technique et Professionnelle, de la Reconversion et de l’Insertion des Jeunes ;
– Monsieur le Ministre des Enseignements Maternel et Primaire.
COTONOU/PORTO-NOVO

– Considérant les dérives liberticides du Gouvernement (Protection des violateurs de liberté comme le préfet Placide AZANDE et le commissaire Pierre AGOSSADOU, affectations punitives des enseignants grévistes du Primaire et du Secondaire ; menaces téléguidées des enseignants responsables syndicaux par des Associations de Parents d’élèves comme ce fut le cas à Porto-Novo au CEG Agbokou et ce qui se passe actuellement aux CEG2 de Bassila, etc…) ;

– Considérant les résultats catastrophiques des négociations Gouvernement/Confédérations Syndicales marquées par le dilatoire et le rejet par le Gouvernement de toutes les exigences des travailleurs (refus de discuter en commission des problèmes brûlants des travailleurs) ;

– Considérant le retard inadmissible qu’accusent les processus de reversement des enseignants en ACE et en APE ;

– Considérant que plusieurs écoles, collèges, lycées et universités publiques souffrent d’un manque criard d’enseignants pendant que des jeunes formés pour enseigner dans ces diverses structures sont sans emploi ;

– Considérant que lors de la dernière rencontre de la commission permanente de concertations et de négociations collectives, tenue le lundi 02 mars 2015 à l’INFOSEC de Cotonou, le gouvernement a prouvé de nouveau sa position de mépris affiché vis-à-vis des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire, en proposant dix mille (10.000) francs comme prime d’incitation à la fonction enseignante en remplacement des 25 % d’augmentation du point indiciaire accordés à tous les travailleurs de la fonction publique ;

– Considérant que lors des négociations confédérations syndicales/gouvernement qui ont eu lieu en septembre 2014, une commission ad ’hoc avait été mise sur pied pour recenser les vacataires et faire des propositions de solution à la précarité de leur emploi

– Considérant que jusqu’à ce jour aucune suite n’a été donnée à cet épineux problème des vacataires qui constituent, pourtant, plus de 80 % des enseignants du secondaire ;

– Considérant les divers problèmes de reversement, d’avancement, de reclassement, de sortie des contrats et de primes auxquels sont confrontés les enseignants contractuels du secondaire, de la maternelle et du primaire notamment les communautaires, les éducateurs et éducatrices restés cruellement sans salaires depuis plusieurs années ;

– Vu la spécificité de la fonction enseignante, notamment celle de l’enseignement spécial (au sourd-muet, handicapés visuels… etc.) ;
La Fédération des Syndicats de l’Education Nationale (FéSEN/CSTB), à sa réunion de concertation avec les sections départementales tenue à la Bourse du Travail de Cotonou le mardi 10 mars 2015 ,décide d’observer une grève d’avertissement de 48 heures à compter du mardi 17 mars 2015 à zéro (00) heure au mercredi 18 mars 2015 à 24 heures pour exiger la satisfaction des revendications ci-après :

1- La levée immédiate de toutes les entraves aux libertés démocratiques (plus d’affectations punitives, plus de menaces contre les enseignants à Bassila et ailleurs ; etc.)

2- La correction des affectations punitives dans l’enseignement primaires et la cessation des menaces contre les enseignants

3- L’extension aux enseignants de la Maternelle, du Primaire et du Secondaire, immédiatement et sans conditions, de l’application du décret 2011-505 du 05 août 2011, portant revalorisation de 25 % d’indice de traitement des salaires de tous les agents de l’Etat ;

4- Le règlement sans délai du problème de sédentarisation des professeurs vacataires du secondaire et le retour immédiat, dans les lycées et collèges, de ceux qui ont été remplacés par les stagiaires de l’ANPE et les volontaires du ministère de la jeunesse ;

5- Le reclassement, l’avancement, la signature et la sortie des contrats, avenants et le paiement des salaires avec rappels des contractuels du secondaire et des contractuels, communautaires, éducateurs et éducatrices du Primaire et de la Maternelle ;

6- L’organisation des sessions de rattrapage pour les contractuels locaux reversés du secondaire qui ont de reprise à faire ;

7- La levée immédiate de la mesure scélérate prise par la Direction des Examens et Concours (DEC) du MEMP empêchant les enseignants de passer l’écrit et / ou la pratique de leurs examens de CEAP et de CAP à cause de la non sortie de leur contrat, due à la lenteur administrative ;

8- La relance et l’achèvement sans délai des processus de reversement en ACE en APE et la prise en compte du diplôme du BEPC et du CEAP pour le reversement des éducateurs et éducatrices qui en sont titulaires ;

9- Le rétablissement des primes spécifiques et de rendement aux enseignants en poste sédentaire ;

10- Le paiement des moins perçus de bourse et de primes de première installation aux ex normaliens de la promotion 2006 des ENI d’Abomey, de Djougou et de Porto-Novo :

11- L’étude de l’avant projet des corps des personnels de l’enseignement spécialisé ;

12-La cogestion des centres de promotion sociale des aveugles et amblyopes et des sourds- muets, par les trois ordres d’enseignement, le Ministère de la famille, le Ministère de la santé et le Ministère de la fonction publique ;

13-L’accélération du processus devant conduire à la prise des statuts particuliers des personnels enseignants de la Maternel, du Primaire d’une part et du Secondaire d’autre part ;

14-La sortie et l’envoi au niveau des départements des différents actes administratifs (reclassement, avancement, nomination et promotion) des enseignants.
En tout état de cause, la FéSEN/CSTB rend responsable, le Gouvernement des déconvenues qui découleraient de la non satisfaction des présentes revendications.

                                                                     Cotonou, le 12 mars 2015

                                                                         Pour la FéSEN/CSTB

                                                                 Le secrétaire Général Adjoint
                                                              Rodolphe Yéropa SEGNAKA