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Des esprits malins pensent mal de Talon

Dès les premiers jours de l’absence du président Patrice Talon, certains, comme s’ils suivaient son dossier médical de près, ont tôt fait d’annoncer sa mort prochaine, voire qu’il avait déjà trépassé. Ils en étaient si sûrs qu’ils invitaient déjà, le président de l’Assemblée nationale à se préparer pour assurer l’intérim.

 Sur les réseaux sociaux, dans certains milieux politiques, les partisans de cette ligne étaient certains de leur affaire. C’est à peine si on pouvait les contredire. Certes, moralement, leur comportement était abject, mais il l’était davantage politique. Il l’est encore plus aujourd’hui où, malgré le retour au pays de l’homme, malgré sa présence en Conseil extraordinaire des ministres lundi dernier, malgré les images diffusées par les télévisions publiques comme privées. Les mêmes esprits malins enflamment les réseaux sociaux de leurs inepties, soutenant que le président n’est pas rentré et qu’il est très malade. Assurément que quand ils liront le compte rendu du Conseil des ministres de ce jour mercredi, qui va se tenir sous sa présidence, ils diront, comble de mauvaise foi, que c’est son sosie qui était assis en salle du Conseil. Mais ce qui peut préoccuper et choquer, c’est la force et la conviction avec laquelle ces personnes soutiennent leur illusion. Qu’ont-elles à y gagner ? Sur quoi comptent-elles pour se faire aussi péremptoires sur une question aussi grave ? Au fond, pire que l’animosité politique, pire qu’une haine viscérale contre le président, ces compatriotes qui chantent son requiem ne trahissent-ils pas des secrets de couvents qu’ils fréquentent ? Question légitime puisque, humainement, socialement, au plan éthique, on ne peut pas comprendre cette tendance mortifère. Qui en veut donc à Patrice Talon au point de souhaiter sa mort ? Au point de faire montre de cette méchanceté sans limite ? On peut dire que seuls ceux qui avaient intérêt à ne pas voir Patrice Talon rentrer au pays peuvent continuer après toutes ces preuves, à soutenir qu’il n’est toujours pas au pays. Alors on cherchera à comprendre leur mobile…
 
Abdourhamane Touré