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Vue de quelques participants
Vue de quelques participants

La direction nationale de la recherche scientifique et de l’innovation Dnrsi en collaboration avec l’institut français pour le développement Ird a organisé ce jeudi 5 juillet 2018 le 2ème numéro de ‘’Café de la science’’ pour le compte de l’année 2018. Ce creuset qui regroupe les acteurs du monde scientifique autour d’une thématique ciblée s’est déroulé à l’université nationale d’agriculture de Kétou.

‘’Biotechnologies et développement durable de l’agriculture’’. C’est le thème principal autour duquel enseignants chercheurs et étudiants des universités du Bénin et autres personnalités publiques ont échangé à l’occasion du 2 ème numéro de ‘’Café de la science’’. A l’entame de l’ouverture des travaux, Florent Engelman, chef d’antenne de l’Ird au Bénin s’est réjoui de l’intérêt accordé par les acteurs du monde universitaire pour cette activité qui par le passé se déroulait à Cotonou notamment dans les locaux de l’institut français. En plantant le décor, Christophe Gandonou, enseignant chercheur en physiologie végétale à l’université d’Abomey-Calavi a rappelé à l’assistance l’intérêt de la biotechnologie dans le développement de l’agriculture. Au total, quatre communications ont été présentées par des spécialistes du domaine de la biotechnologie animale et végétale. Pour le docteur Armand Agbidinoukoun, l’intervention de l’homme dans l’amélioration des cultures, des animaux d’élevage n’a rien de nouveau. Dans sa présentation ayant rapport à la biotechnologie végétale, il renseigne que dans un contexte où la population mondiale ne cesse de grimper, cette pratique permet de produire plus et mieux pour garantir la sécurité alimentaire. Cependant, l’utilisation de la biotechnologie en agriculture selon lui demeure limitée à ce jour au Bénin. Occasion pour le vice-recteur de l’université nationale d’agriculture de Kétou, Pascal Houngnandan de lancer un appel aux décideurs pour le financement dans ce domaine. Quant au professeur Armand Gbangboché qui a développé une thématique liées à la biotechnologie animale appliquées à la reproduction des animaux d’élevage, les méthodes de sélection classiques peuvent désormais être complétées par un certain nombre de nouvelles techniques puissantes dont certaines permettent par exemple la propagation de matériel végétal en éprouvette pour le protéger des maladies, et la production de réactifs plus sensibles et plus spécifiques pour diagnostiquer les maladies chez les animaux et le poisson grâce à la culture des tissus et des cellules. La question de l’impact négatif de l’utilisation des Ogm a été également abordée lors des débats animés par le professeur Jean Claude Codjia, vice-recteur honoraire de l’université nationale d’agriculture de Kétou.

Marcus Koudjènoumè