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calendrierL’émission « L’invité de Nanto Fm » sur la radio communautaire de Natitingou a, reçu hier dimanche 3 juillet 2016, les acteurs de l’éducation. Le débat a porté sur le calendrier réaménagé de l’année scolaire en cours. Tous les interlocuteurs du journaliste Rémy Yokossi sont d’avis qu’il faut poursuivre l’année scolaire, malgré la prise tardive de cette décision par le gouvernement béninois.

Le calendrier scolaire réaménagé a fait l’objet d’un débat sur les antennes de la radio Nanto Fm. Autour du sujet, il y avait des acteurs de l’enseignement dans le département de l’Atacora. La Direction départementale de l’enseignement maternel et primaire était représentée par son Secrétaire général Albert N’Da N’Tcha, le Président de l’Association des parents d’élèves Pierre Mouyoré et le Représentant de la Cstb dans le département de l’Atacora, Daniel Gnammi. Au cours des échanges, le Secrétaire général de la DdempAtacora-Donga a fait comprendre que cette décision du gouvernement vise à corriger les nombreuses lacunes que trainent les enfants. Pour Albert N’Da N’Tcha, la lettre circulaire qui a été prise respecte les normes et le temps parce qu’elle est signée le 27 mai 2016 et est parvenue avant le démarrage de l’examen du Cep dans les départements de l’Atacora et de la Donga. Egalement, il a précisé que la lettre qui parle des différents documents est arrivée le 3 juin passé, malgré l’installation, en avril, du nouveau régime. Pour lui, il fallait pour le ministre de tutelle, s’installer d’abord, faire l’état des lieux avant de prendre des initiatives. Donc, nul ne doit parler de retard ou de lenteur pour la prise de cette décision par le gouvernement actuel. « Je dirai même que ce gouvernement fait d’urgence dans ces prises de décisions », a laissé entendre N’Da N’Tcha qui a ensuite remarqué que le respect des textes a toujours été un problème. Par ailleurs, il a souligné que le  régime actuel a décidé de rompe avec toutes les mauvaises habitudes et d’engager tout le monde sur la nouvelle voie qui est la meilleure. Dans son appréciation de la nouvelle gouvernance dans le secteur de l’éducation, il a indiqué que les mesures prises vont dans le sens des réformes. Ainsi donc, il a insisté sur l’application à la lettre et sans état d’esprit de la lettre sur le calendrier scolaire aménagé pour une bonne formation des enfants.

La position de l’Ape

Abondant chaque fois dans le sens du respect de cette décision du ministre de l’enseignement maternel et primaire, le Président de l’Association des parents d’élèves de l’Atacora a plaidé en faveur des enfants qui sont à la recherche du savoir. Selon Pierre Mouyoré, le constat actuel dans certaines écoles sillonnées est qu’il y a des enseignants qui sont animés de bonne foi, qui sont réguliers au poste de travail. Par contre, avoue-t-il, plusieurs autres enseignants sont de mauvaise foi. « Ce sont cette catégorie d’enseignants absentéistes qui sont déjà en vacances, et leurs élèves flânent dans la cour des écoles », s’est-il désolé. Selon lui, il arrive qu’on retrouve des enseignants à l’école pendant que les enfants ne sont pas là ou parfois en effectif réduit. C’est pour cette raison que le Président de l’Ape a invité les parents d’élèves à envoyer leurs enfants à l’école jusqu’à la date du 29 juillet 2016, jour du démarrage des vacances.

Les observations de la Cstb

Le syndicaliste, ayant pris part au débat, n’a pas été contre le réaménagement du calendrier, mais a martelé qu’il faut reconnaître que cette mesure a été prise tardivement.  « C’est la raison pour laquelle les écoles tournent actuellement au ralenti », a clarifié Daniel Gnammi de la Cstb. Pour lui, les enseignants de la région ont pris connaissance du contenu de ces différents documents le 13 juin dernier après le Cep. Il a souhaité, pour corriger le tir, que tout soit connu à chaque rentrée scolaire. Cependant, a-t-il promis, les enseignants feront de leur mieux pour l’évaluation des élèves en classes intermédiaires. Mais pour ce qui concerne les élèves candidats à l’examen du Cep, il sera difficile de les contenir en classe.

Hervé M. Yotto

(Br Atacora-Donga)