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ROSINE-V
Rosine Soglo rejette Zinsou et les hommes d’affaires

Ils se comptent par dizaines, mais Rosine Soglo n’a pas encore trouvé un de valable. La doyenne d’âge de l’Assemblée nationale rejette Lionel Zinsou et les candidats hommes d’affaires. Elle est prête à ce qu’on cotise pour un candidat pauvre mais valable pour qu’il accède à la Marina en février 2016. 

« Comme disent les Anglais, les Français parlent beaucoup, mais ‘’action never’’. Qu’est-ce que nous faisons concrètement ? Je n’ai pas écouté Tévos (Albert Tévoédjrè). C’est dommage que je ne sois pas là. Tévos qui ne le connait pas ? Avec tout le respect que j’ai pour son vieil âge, car c’est mon grand-frère. Nous le connaissons non ? Alors, laissons-le. Je l’ai beaucoup admiré quand j’étais jeune. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Que faisons-nous concrètement ? Qu’est-ce qu’on fait ?  Avons-nous un candidat à opposer à Lionel Zinsou et à toute la clique de représentants de ceux qui ont de l’argent pour vous acheter ? Quel candidat avons-nous ? C’est cela le problème. C’est cela le grand problème. Avons-nous un consensus ? Même si ce candidat n’est pas riche. Si nous sommes tous d’accord pour que ce soit lui, nous ferons tout pour qu’il passe. Nous donnerons chacun 1000 Fcfa, 2000Fcfa, 200.000 Fcfa et nous le ferons élire. C’est cela que j’aimerais qu’on fasse. Trouvons un consensus. Nous n’avons personne dans ce Bénin-là ? D’abord, la première chose à faire quand nous allons réviser la constitution, c’est d’envoyer le mot Bénin (excusez-moi ma grossièreté) aux chocs. Nous sommes Dahomey et c’est Dahomey que nous resterons ou trouvons quelque chose d’autre, mais pas le Bénin. Le Bénin, c’est au Nigéria. C’est Benin City. Arrêtons les confusions. Les mannes de nos ancêtres sont mécontentes contre nous parce que nous avons changé le nom de notre patrieen Bénin, en rien du tout, en zéro. On n’a pas d’identification, on n’a rien. On ne se sent pas Béninoise, on ne se sent pas Béninois. On se sentait Dahoméennes et Dahoméens, le grand quartier latin de l’Afrique. Nous les Dahoméens qui avions été obligés de faire un quota parce que les 10 premiers postes, nous les raflons tous. Où sommes-nous aujourd’hui ? La lanterne rouge de la sous-région. Nous ne savons même plus parler correctement, même pas nos propres langues. Rien du tout. Où en sommes-nous Tévos? Où en sommes-nous aujourd’hui ? Nos parents nous ont éduqués. Mais où allons-nous ? Nous avons vendu notre âme à qui ? Au diable ? Au fumier du diable comme le dit le Pape ? Arrêtons la dérive. Ayons un sursaut. De quoi vous parlez ? Avant que je ne meurs et bientôt, je le sais. Mais donnez-moi cette chance, cette joie, ce bonheur. Avant de mourir, je dirais enfin, le peuple, mon peuple, mon pays, s’est relevé, comme toujours, la tête haute. Donnez-moi cette joie avant que je ne m’en aille, mes chers compatriotes. Donnez-moi cette joie. Trouvez-moi un président coûte que coûte. Trouvez en un et je vous bénirai dans l’au-delà. Je vous bénirai mes enfants et je bénirai mes petits-enfants et mes arrière-petits-enfants. Trouvez-moi un Président. Merci beaucoup».
Transcription Hospice Alladayè