Spread the love

Charles Codjia 2L’émission Cartes sur table de la radio Océan Fm a reçu dimanche 21 janvier 2018, le Directeur de cabinet du ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Charles Codjia. A cette occasion, il a fait le point de la grève dans le sous-secteur de l’enseignement secondaire et plaidé pour le retour à la table des négociations.

« Il n’y a pas eu de réquisition parce qu’au niveau de l’administration des enseignements secondaires, il n’y a pas eu de grève ». Ainsi s’est exprimé le Directeur de cabinet du ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Charles Codjia sur la paralysie dans le sous-secteur de l’Enseignement secondaire. Selon l’invité de Hospice Houénou de Dravo, c’est seulement au niveau des enseignants qu’il y a eu grève et elle a été suivie à 40 voir 60%. Il a profité de l’occasion pour lancer un appel de retour à la table de négociation à ses collègues grévistes. « Ce n’est pas parce que tout le monde est en grève, qu’il faut entrer en grève. Les problèmes seront résolus dans le dialogue et la sincérité. Nous allons les résoudre ensemble. Nous les attendons dans l’espoir aussi que leur motion soit suspendue pour nous aider », a-t-il fait savoir. Il s’est aussi prononcé sur les réformes entreprises depuis le 30 octobre 2017 par le ministre Mahougnon Kapko. Depuis l’installation du ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, près d’une dizaine d’arrêtés ont été pris pour changer les choses. Selon l’invité, la pléthore d’arrêtés pris se justifie par l’immensité de la tâche à abattre. Au nombre de ces arrêtés, il y a celui relatif à la gestion des emplois du temps par les établissements secondaires.  Il a montré que c’est sur la base de constats faits par l’inspection générale du Ministère que cet arrêté a été pris. L’arrêté vise à rappeler à tous les chefs d’établissements que l’emploi du temps doit se faire en double exemplaire. Un par le censeur et le second par le directeur et signé par ce dernier. Cela permettra de faire les contrôles.

L’usage du téléphone portable en milieu scolaire a fait également l’objet d’un arrêté. Pour le Directeur de cabinet, on enseigne aussi à partir de ce qu’on est. On n’a pas besoin du téléphone portable pour dispenser le cours. Preuve à l’appui, il a justifié qu’à une époque récente, les cours étaient donnés sans téléphone. « C’est donc une mesure qui permet à tout le monde d’être au même niveau. C’est vrai c’est du modernisme, mais il ne faut pas en abuser », a-t-il précisé.  Il est également revenu sur les sanctions encourues si ces arrêtés n’étaient pas respectés. Il s’agit des rappels à l’ordre, des avertissements, des mutations et en cas de récidive, de l’annulation du contrat, vu que ce sont des agents contractuels de l’Etat.

La décision de la Cour constitutionnelle… !

La décision rendue par la Cour constitutionnelle la semaine écoulée, en ce qui concerne le retrait du droit de grève aux agents de la Justice, de la Santé, de la Sécurité publique, était également au cœur des échanges. C’est une décision qu’apprécie à sa juste valeur Charles Codjia. A l’en croire, c’est une décision qui ne devrait pas susciter de commentaires. Cependant, il a déploré le fait que l’exploitation négative du droit de grève n’ait pas été cernée par la Cour constitutionnelle. « Moi, je pense fermement que dans certaines conditions, la grève ne devrait pas constituer un droit. Quand on dit que c’est un droit de grève, ce n’est pas pour laisser les autres mourir. Ce n’est pas un droit de laisser le justiciable ne pas recevoir l’encadrement nécessaire », a-t-il clarifié. « Le Parlement va encadrer le droit de grève pour qu’on ne laisse plus les gens mourir, pour que le justiciable puisse savoir que dans son pays, il peut bénéficier de la justice à un moment donné où il est désespéré. Pour moi, il s’agissait d’aller à la table de négociation pour échanger », a-t-il conclu.

Léonce Adjévi