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Rage-1Face à l’accroissement du taux de la rage dans les départements du Mono-Couffo, Virgile Dodo, le Directeur départemental de la santé de ces deux départements nous dit à travers un entretien accordé à nos confrères de Océan fm les mesures prises par ces services pour mettre fin à la propagation du mal. « Il faut dire que depuis environ deux ans, il y a des cas de morsure, mais depuis environ un mois, il y a eu des cas avéré de morsure de chien retiré au niveau de la       zone de comè. Il y a eu deux cas de décès suite à la morsure du chien. Donc après ça, on a dû faire le point et le lundi dernier nous avons fait une réunion de crise pour pouvoir prendre un certain nombre de décision et d’initiative. Il y a au fait environs quatre grands axes stratégiques. D’abord nous avons fait une réunion de sensibilisation pour pouvoir recenser les chiens très tôt, on est passé également sur les ondes de chaînes de radio communautaires, toujours pour pouvoir sensibiliser les populations. Mais il y a essentiellement deux informations. La première est relative aux propriétaires de chien qui doivent pouvoir vacciner leur chien et la seconde, à l’abattage des chiens au cas où ces derniers ne seraient pas vaccinés. A part les sensibilisations et communiqués radio, il y a eu des regroupements des propriétaires de chien et des populations toujours pour les aider à pouvoir traiter les chiens, au cas échéant abattre les chiens errants. Donc actuellement nous sommes entrain de recenser les chiens et en dernier recours on va faire le point les jours à venir ou bien traiter les chiens par la vaccination ou bien les abattre.   Il faut dire que les populations pour la plupart n’ont pas les moyens pour vacciner les chiens car ça coute quatre vingt dix mille francs. Donc le risque de les abattre est vraiment grand. On va faire une réunion le lundi prochain pour voir si les propriétaires des chiens ont commencé par vacciner les chiens. Mais à défaut on serait obligé de vacciner les chiens errants et les chiens non vacciné pour pouvoir endiguer le mal sur le terrain. Pour ce qui concerne la démarcation entre les chiens vacciné et ceux non vacciné, lorsqu’on se rapproche du chien, si le chien est vacciné, il y aura forcément un carnet de vaccination. Il faut dire également qu’il y a un travail qui se fait au niveau du responsable du développement rural qui s’occupe de la santé animale. C’est avec lui qu’on apprécie si les chiens sont vaccinés ou pas. Mais il faut dire qu’un chien vacciné a forcément un carnet de vaccination qui renseigne sur son état vaccinal.

Il faut dire également que c’est dans les milieux où les gens sont habitués à élever des chiens mais aussi à en manger que ce mal est remarqué. Mais comme toute affection, le virus peut subvenir à un moment donné sur l’animal surtout si ce dernier n’a pas été vacciné correctement. Pour le moment, il y a eu deux cas qui sont des femmes enceintes. Elles ont été mordues par un chien et ont développé évidemment la maladie. Elles se sont retrouvées au Cnhu, et malheureusement ont perdu la vie. Actuellement il y a eu des cas de morsures sur le terrain, au moins trois (03) où les cas sont entrain d’être surveillés par les médecins. Les chiens eux, sont entrain d’être surveillés par les médecins vétérinaires ».

Transcription

Léonce Adjévi et Judith Rolande CAPO-CHICHI