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Toujours le statu quo sur ce chantier

 Le régime Yayi continue toujours de rechercheZr des subterfuges pour camoufler le caractère scandaleux du projet de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale. Les fonds alloués au projet sont détournés et le Gouvernement est dans l’incapacité de poursuivre et finir les travaux. Tout le monde le sait déjà. Et pour se tirer d’affaires et faire oublier définitivement cette disparition de plusieurs milliards de FCfa, les réseaux terroristes sont invités dans le débat à Porto-Novo.  

Non ! Yayi ne réussira pas à dribbler aussi facilement le peuple béninois. Le détournement, le mensonge et l’incapacité à réaliser ce projet de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale sont déjà établis. La visite du chef de l’Etat sur le site de construction du siège de l’Assemblée nationale samedi 17 octobre a permis à tous les Béninois de se rendre compte de la réalité. Le réseau terroriste Boko Haram est cité pour boucler le dossier de scandale. Tous les téléspectateurs qui ont suivi le compte rendu de l’élément télévisé savent que c’est un gros mensonge. Au départ, le chef de l’Etat a voulu raser. Ensuite, il a voulu punir. Maintenant, il invente le vent d’un réseau terroriste sur le chantier alors que ce sont des militaires qui conduisent les travaux depuis bientôt un an. Paradoxal, n’est-ce pas ?

D’abord, depuis que le génie militaire est sur le chantier, les travaux n’avancent pas. Les gros-œuvres n’ont pas évolué de 10% avec les centaines d’ouvriers recrutés sur le chantier. Il en est de même pour le taux de décaissement sans lequel l’entreprise ne peut rien faire. Et même si les moyens étaient mis en place, le génie ne pourrait pas évoluer dans les travaux ; car, comme on l’avait signalé par le passé, le chantier est sans plan proprement dit.

La solution n’est pourtant pas loin. Ceux qui avaient démarré les travaux et réalisé jusqu’à 90% sont encore vivants. Les cadres de l’administration n’ont qu’à dire la vérité à Yayi s’ils veulent vraiment doter le Parlement d’un nouveau siège. Les cerveaux qui avaient opéré sur le chantier ne sont pas morts. L’entreprise est encore au Bénin, malgré le tort à lui causé par l’Etat béninois. On se rappelle que ceux-là n’étaient pas en erreur et que c’est à cause d’un défaut de moyen surtout la mauvaise foi des ministres et autres cadres de l’administration que le contrat a été résilié. Le principe de l’humilité veut qu’on s’incline lorsqu’on reconnaît sa faute. Yayi Boni n’a rien d’autre à faire que de rappeler les mêmes techniciens pour l’achèvement des travaux. Sinon, même Avril prochain, le chantier sera tel qu’il est et l’histoire retiendra que plus de 14 milliards FCfa ont été jetés à l’eau sous le régime Yayi. C’est clair que le génie ne peut rien sur le chantier. On l’avait écrit et c’est confirmé qu’il n’a pas l’équipement ni les compétences requises.

Pour rappel, le discours de lancement prévoyait deux ans pour les travaux en novembre 2008. Le budget national qui supportait entièrement le financement a prévu 4,5 milliards par an à compter de l’année de lancement.

 FF