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amoussou_brunoL’Union fait la nation (Un), la 2ème force politique du Bénin, sort de son mutisme. Elle a tenu un point de presse, vendredi 05 août 2016, à son siège à Fidjrossè à Cotonou pour signifier qu’elle est bien ancrée dans la Rupture du président Patrice Talon. 
Où se classe l’Union fait la nation sous la présidence de Patrice Talon ? Voilà la question qui taraude les esprits, plus de cent jours après l’alternance opérée au sommet de l’État avec la contribution de cette coalition politique, qui a combattu Yayi Boni. Face à cette préoccupation légitime des populations, la réponse des responsables de cette Coalition politique, vendredi dernier, a été claire : l’Union est une composante politique de la majorité présidentielle. « Nous ne soutenons pas le Pouvoir en place. Nous sommes le Pouvoir en place. Nous sommes une des composantes politiques du Pouvoir en place. Nous devons répondre des décisions que le Pouvoir en place prend », a fait savoir le président Bruno Amoussou. De ce fait, l’Union fait la Nation n’entend pas faire de l’attentisme. Elle préfère plutôt faire des propositions concrètes. « Nous ne sommes pas dans la posture de ceux qui attendent que le Pouvoir décide. Nous sommes le Pouvoir. Nous avons à contribuer à la formulation des décisions », a précisé le conférencier avant de poursuivre. « Si vous êtes dans le soutien au gouvernement et que vous attendez d’abord que le gouvernement propose pour que vous critiquiez, vous n’êtes pas dans une logique de Rupture. Vous n’êtes pas dans une logique d’un Nouveau départ. Vous êtes dans le camouflage politique ». Conscients du fait que pour être productif, il faut réfléchir, il faut proposer, les Unionistes entendent, dès maintenant, montrer clairement que ce qui se fait, ce qui va se faire et ce qui se fera sous la Rupture doit, au préalable, recevoir leur assentiment.  « L’Union doit apporter ses suggestions avant que les décisions ne soient rendues publiques ». Sur cette lancée, et se sentant très à l’aise avec le Pouvoir en place, qui a repris dans son programme l’essentiel des propositions que l’Un avait eu à faire en 2012 lors de sa journée de réflexion sur le système partisan, Bruno Amoussou et les siens ont mis en place des groupes de réflexion. Ainsi, par décision 0010 du 04 août 2016, les comités thématiques santé, éducation et sécurité – défense sont respectivement dirigés par Vicentia Boco,   Auguste Vidégla, le Général de police Célestin Guidinon. Également, des groupes de travail ad ’hoc ont été mis en place pour étudier le rapport de la commission Djogbénou, le système partisan, le système électoral et le code électoral, la programmation des activités de terrain.
L’élargissement de l’Union
L’élargissement de l’Union a également été évoqué lors de ce point de presse. À en croire Bruno Amoussou, il s’agit d’une question qui a été débattue au cours de la journée de réflexion du 29 mai 2016. Au sortir des travaux, les participants avaient jugé nécessaire de faire évoluer les structures de l’Union et de faire en sorte que ses bases puissent s’élargir. Cette décision, affirme le numéro 1 de l’Un, appelle que soient mises en place des structures en mesure de procéder à cet élargissement-renouvellement, parce que ce processus doit aboutir à la tenue d’un congrès qui va modifier profondément la structure de l’Un et le renouvellement du personnel dirigeant. Pour ce faire, il a été mis en place deux groupes de travail. La première, celle d’Alain Adihou, réfléchira sur les conditions d’élargissement et la seconde, celle de Raoul Alabi, est responsabilisée pour le fichier général des membres de l’Union.  Au terme de la transition, l’Un pourra se de nouvelles équipes plus jeunes.
Joël Samson Bossou