Spread the love
clement-kodokpoSur Golf télévision hier mardi 27 juin 2017, le Secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Sonapra, Clément Kodokpo, a salué la mesure de liquidation de l’ex Société nationale de promotion agricole (Sonapra).  Pour l’intéressé, il s’agissait d’un passage obligé.
Le Syndicaliste Clément Kodokpo applaudit la mesure de liquidation initiée par le gouvernement. Selon lui, la Sonapra était devenue une machine enrouée qui ne vivait que sur la base des subventions. Cette société accumulait depuis 1997 des contreperformances qui asphyxiaient les finances publiques et condamnaient l’entreprise à la faillite. Depuis 2008, affirme-t-il, la Sonapra a entamé un tournent cruel qui annonçait assurément sa fin. Les 5 dernières années, selon lui, ont été la fin avec un passif énorme estimé à plus de 90 milliards de  francs Cfa. Il était donc urgent de réfléchir à une formule qui sauve. Deux options étaient possibles. Restructurer la Sonapra ou la liquider. Pour le syndicaliste, la seconde option n’était pas envisageable au regard de l’investissement élevé que cela engendrait. « Pourquoi la restructuration n’avait pas été envisagée ? C’est parce que cela coûtera à l’Etat 150 milliards de Fcfa. L’option de liquidation était nécessaire », a-t-il fait savoir.  La Sonapra a donc été liquidée, mais qu’en est-il de la situation des travailleurs ? Clément Kodokpo sur ce volet a été péremptoire. Tous les droits des travailleurs ont été payés. La liquidation de la Sonapra a été faite et tous les droits ont été virés aux travailleurs. Nous avons plus de dix sociétés liquidées actuellement,  mais la Sonapra est la seule où les droits ont été liquidés », a-t-il déclaré. Il souligne d’ailleurs que le gouvernement a trouvé la bonne formule en optant pour une liquidation ordonnée en lieu et place d’une liquidation judiciaire. « La liquidation ordonnée a permis de garantir les droits des travailleurs. Ce qui n’est pas le cas de la liquidation judiciaire qui ne tient pas toujours compte de ce volet social. Le gouvernement a trouvé la bonne formule puisque cela a permis de payer tous les droits aux travailleurs », a-t-il fait savoir. Il a toutefois souhaité que le gouvernement essaie de penser à la réintégration de certains agents dans les agences qui seront créées. « Notre souhait est que le personnel soit reconditionné. Je m’entends avec les camarades sur ce volet. Il faut qu’on soit situé sur la chute »,  fait-il savoir. Il souhaite que ce volet soit abordé entre les autorités et les travailleurs pour une reconversion sur la base de critères précis. 
 AT