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2222L’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication Issic a clôturé le vendredi 22 Juillet dernier ses activités académiques pour le compte de l’année 2015-2016. C’est par une journée porte ouverte meublée de plusieurs activités dont le concours de dictée en Français, en Fon et Dendi. Un concours qui a permis de primer les meilleurs participants. (Lire ci-dessous les impressions du directeur des études de l’Institut et de quelques participants à la fin du concours).

Luc Fernand Kpelly, le directeur des études à IssicDE

Je ne peux pas dire que les fruits n’ont pas tenir la promesse des fleurs. En langue nationale, ça été très bon. Mais en français je peux vous le dire avec un pincement au cœur que nous avons été déçus. Il fallait bien donner de prix. Je ne dirai pas le nombre de fautes que les uns et les autres ont du commettre, mais on a été un peu déçu. Et c’est la preuve qu’en français quelque chose doit se faire encore quand bien même ce n’est pas notre langue. Pour améliorer la situation c’est de renforcer les acquis, continuer ce que nous sommes entrain de faire déjà. Ça nous a permis de savoir que ce qui est fait est bon mais pas encore parfait et qu’ils nous restent à le parfaire. Ça veut dire que les années à venir nous doserons d’avantage les modules de langue. Nous ferons en sorte qu’il y ait plus de contenance en matière de  langage au niveau de nos étudiants. Quand bien même les langues étrangères ne sont pas les nôtres, qu’à la fin de la formation nos étudiants ne bégaient pas quand ils prennent la parole, ne laissent pas beaucoup de fautes à travers leurs écrits et nous y tenons beaucoup.

PETROPétronile Hounkpè : Etudiante en journalisme à HECM

J’ai de très bonnes impressions, Même si je n’ai pas gagné, ça m’a motivé. Prochainement je vais participer au concours de dictée en Français, comme fon. Mais quand même ça m’a aidé. Cela m’a permis de connaître mon niveau en Français. Je sais maintenant que j’ai du pain sur la planche.

Gloria Djivessodé : Etudiante en  journalisme à HECMGLORIA

Après le texte, j’ai retenu beaucoup choses, Par exemple dans le texte, il y a des mots que je n’ai jamais rencontrés, mais que j’ai vus. Il y a des mots que je connaissais mais que je n’ai jamais utilisés. Et je sais que ça m’a apporté quelque chose de nouveau. Mon vocabulaire s’enrichit ainsi.

ADAMSonagnon Adam : Journaliste à L’Autre Quotidien

En tant que 1er de la dictée en Fon, c’est vraiment un débordement de joie pour moi parce que c’est une compétition. Il y a des gens qui viennent de différents horizons et on ne sait pas à quoi s’attendre. Je déborde de joie et je remercie les organiseurs pour l’initiative.

Alvine Joanita Dahounliton : Etudiante en journalisme à ISSICJON

C’est un sentiment de joie, sentiment de gaité. Je suis très heureuse d’avoir occupé deux fois successivement la 3ème place. Je suis quand même heureuse même si je suis un peu malheureuse de n’avoir pas trop valorisé ma langue. Je suis quand même contente d’avoir valorisé une langue que nous avons apprise en salle.

FARADJIFaradj Ali Yarou : Etudiant en journalisme à ISSIC

Je suis vraiment content. Il faut dire que c’est un rêve qui vient de se réaliser. Depuis que j’ai su que je dois participer à ce concours, chaque jour qui se levait je disais en mon for intérieur : « Faradj tu dois être le meilleur ». Mais pour être le meilleur, il faut travailler. Alors si ma tante était ici elle pourrait encore témoigner. J’étais là à fouiller dans les livres, dans les dictionnaires et même dans Bescherelle, l’art de conjuguer. Dans la langue nationale Dendi ça ne devrait pas étonner simplement et parce que  ma mère est de Kandi et à Kandi on ne parle que Dendi. Ce fut ma langue maternelle et je la parle couramment. Arrivé à l’institut, on nous a appris comment  écrire en Dendi. J’ai une licence en linguistique anglaise. Donc voilà, ce n’était pas du tout compliqué pour moi.  Je pense que je suis satisfait simplement de moi.

Propos recueillis par  Sémiath YESSOUFOU

Transcription: Charlotte SODINYESSI