Spread the love
jc-houssou
Le ministre Jean-Claude Houssou attend de bonnes résolutions des travaux

La capitale économique du Bénin sera sous les feux de la rampe. Cotonou abritera demain, vendredi 12 mai 2017, la réunion du comité des ministres du projet Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest.
Plusieurs personnalités de la sous-région participeront à la réunion du Comité des ministres du projet Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest vendredi prochain. Cette réunion insufflera un nouveau dynamisme au projet qui reste un véritable espoir pour les populations des pays concernés à savoir le Bénin, le Togo, le Ghana et le Nigéria, détenteur exclusif de la ressource. Le projet initié en septembre 1995, mis en exploitation commerciale à partir de mars 2011, bat toujours de l’aile. Et c’est pour chercher les voies et moyens en vue de lever les goulots d’étranglement que la réunion de Cotonou est initiée. Le projet Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest est en effet, une entreprise commune conçue sur la base d’un partenariat public-privé, et qui doit permettre l’utilisation communautaire du gaz du Nigéria pour la production de l’électricité et pour le chauffage industriel en quantité, en qualité et à un coût abordable. Long de 678 km, il est relié au gazoduc Escravos-Lagos du Nigéria. La société du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (Sgao) encore appelée West African Gas Pipeline Company (Wapco) en est le propriétaire et l’exploitant. Cotonou, Lomé et Téma constituent les latéraux de livraison de gaz  (points de desserte). Takoradi étant la destination finale. Elle est accompagnée par des sociétés multinationales et nationales issues des pays partenaires.
De bonnes résolutions attendues
Les actionnaires tels que Chevron-Texaco, Shell,  Nnpc (Nigéria)  Volta River Authority (Vra) du Ghana détiennent à eux seuls 96% des participations. Par contre, BenGAZ SA du Bénin et Sotogaz du Togo ont chacun 02%. La Communauté Electrique du Bénin (Ceb) qui concerne le Bénin et le Togo est un client sur ce marché de l’énergie. Il faut dire que ce projet offre aux pays partenaires « une source d’énergie sûre, fiable et propre, une base pour la croissance économique, un moyen pour stimuler davantage d’investissements économiques, un exemple de contribution pour la réduction des gaz à effet de serre… ». Mais, de sérieuses difficultés entravent son plein épanouissement, notamment la faible satisfaction des demandes en gaz en raison des actes de vandalisme sur les pipelines dans le Delta du Niger au Nigéria, les difficultés financières de Wapco et de l’Autorité du gazoduc de l’Afrique de l’Ouest dues aux arriérés de factures cumulées par la Vra etc. Ils s’élèveraient en septembre 2016 à la somme de 162 millions de dollars US, dont 98 millions à Wapco. C’est préoccupant, et il faut faire quelque chose. La dernière réunion du Comité des ministres du projet Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (Pgao) remonte à décembre 2013.

Odi I. Aïtchédji

(Coll)