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SO-AVA2
La non-accessibilité à l’eau potable: bientôt un mieux souvenir à Sô-Ava

La question de l’eau a été une grosse équation pour les populations de la Commune de Sô-Ava ces dernières années. Ce liquide vital était quasi-inaccessible, tant la peine des populations était grande. Des années après, elles ont des raisons d’espérer. On estime à 70% le taux de couverture.

Les années sont passées, le cri de cœur des populations est tombé dans les oreilles avisées. Les principaux arrondissements de la commune de So ava sont désormais à l’abri du manque d’eau. Les peines d’autrefois sont pratiquement amoindries, le problème dans beaucoup de communes semble désormais être conjugué au passé. A So-Tchanhoué, Vekky, Ganvié 1 et 2, Sô-Ava et autres, les populations sont désormais libérées de la corvée quotidienne. Par le passé, il faudra parcourir plusieurs kilomètres pour pouvoir s’offrir le luxe d’avoir un ou deux bidons d’eau. La peine était si grande que certains foyers n’hésitaient pas à faire recours à l’eau de lagune pour laver les assiettes et faire la lessive. L’eau potable étant une denrée rare, ces populations, sans le vouloir, s’exposaient aux maladies hydriques. Pour le Premier adjoint au Maire de la commune, André Todjè, Sô-ava a été confrontée, depuis des années, au défi de l’eau. Cette équation, affirme-t-il, a été au cœur des priorités en raison des questions de santé publique que cela provoquait. Face à ces difficultés, les autorités communales avaient pour principal défi, la recherche de partenariat stratégique pouvant aider à résoudre cette difficulté majeure. L’église catholique a réussi à amoindrir la difficulté en construisant quelques forages, mais le besoin était encore là. Il a fallu l’appui de l’Ong Emaus international pour que les peines des populations soient allégées. Avec l’appui d’Emmaüs international, beaucoup de forages ont été construits dans la commune. « Emmaüs international a été le partenaire stratégique de la commune de Sô-Ava. Grâce à l’appui de l’Ong, plusieurs forages ont été construits. C’était un apport consistant qui a contribué dans une grande mesure à mettre la commune à l’abri des difficultés. On peut estimer à 70% le taux de couverture », a-t-il déclaré. Sô-Ava est donc à l’abri, mais des difficultés subsistent tout de même dans certains villages. A Gbésou et Dékanmè par exemple, la qualité de l’eau laisse à désirer. « Dans ces villages, il y a des problèmes de qualité qui se posent au niveau des infrastructures. Nous avons encore de l’eau saumâtre ou ferrugineuse. Nous sommes sur une île et la nappe phréatique est très fragile », a-t-il déclaré. La question est au cœur des discussions avec l’Ong partenaire. « Nous sommes en pourparlers avec Emmaüs. Les 26 et 27 janvier prochains, le comité de pilotage permettra de revoir là où ces problèmes se posent en vue de donner de la bonne eau aux populations », a-t-il déclaré. La question d’eau donc en train de trouver un début de solution dans cette commune dont la démographie explose à chaque fois. L’autre grosse équation reste la question de l’assainissement.
Hospice Alladayè