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Philippe-Noudjènoumè, le premier secrétaire du Parti communiste  béninois
Philippe-Noudjènoumè dit non au candidat de la Françafrique

Ils ne sont pas favorables à la tenue du scrutin du 28 février 2016. A la faveur d’une conférence publique qui a eu lieu hier 23 décembre 2015 au Codiam de Cotonou, Philipe Noudjènoumè, Laurent Mètognon, Paul Essè Iko, Célestine Zanou  et autres ont fait part de leur souhait de ne pas voir se tenir la présidentielle de 2016. Par le truchement du Front de refus du Bénin waxala, une organisation portée sur les fonts baptismaux le 29 octobre 2015 à la Bourse du travail, ces hommes et femmes ont fait savoir que le scénario catastrophique « waxala » est déjà à nos portes, notamment avec la candidature de Lionel Zinsou qui, selon eux, est le nouveau Dodds. De ce fait, ils ont appelé  à la tenue des états généraux du peuple. « La seule manière d’éviter cette catastrophe, c’est la réunion des Etats généraux du peuple pour refonder les règles de notre vivre ensemble et pour une nouvelle gouvernance qui tourne le dos aux errements actuels du Renouveau démocratique », a indiqué Philipe Noudjènoumè. Car, a-t-il justifié, avec le système électoral basé sur la distribution de l’argent et la fraude, seuls les riches compradores ou l’envoyé de l’ancien colon ont droit de cité. De fait, le scénario waxala se précise et se décline par le danger de la recolonisation de notre pays par l’imposition d’un président débarqué des Cabinets français à l’aide d’un nouveau K.o programmé. Or, que veut le peuple ? s’est-il interrogé avant de dire que c’est la rupture avec le système d’impunité en œuvre depuis 1990. Unaniment, les conférenciers ont choisi l’ancien président Nicéphore Soglo comme le président d’honneur de leur organisation.

Joël Samson Bossou