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Epiphane-QuenumEpiphane Quenum, ex-député et Préfet, s’est rappelé à la classe politique le weekend dernier, lors d’un géant meeting politique. Le président du Rdr, apprécie les actions posées par Patrice Talon, et l’invite à sévir contre ceux qui ont pillé l’économie nationale. 
Le Rassemblement pour  des démocrates pour la République (Rdr), d’Epiphane Quenum et ses militants, étaient en congrès, samedi 30 septembre 2017, au Palais des sports du Stade Mathieu Kérékou à Cotonou. Sous la thématique « Congrès de la refondation », femmes et hommes de tous âges, venus de partout du  Bénin ont répondu massivement à l’appel de leur leader. Habillés en tee-shirt blanc, les nombreux militants du Rdr, arboraient  leur soutien et adhésion à la vision du chef de l’Etat, Patrice Talon. Tout observateur de la politique béninoise connaît l’ex-député et Préfet, véritable trublion de la classe politique béninoise. Pour qui le connaît, Epiphane Quenum, n’a pas sa « langue » dans la poche. Car, s’il en est venu à supporter Patrice Talon, c’est après une analyse approfondie de la situation sociopolitique actuelle. Pendant près d’une heure, l’ex-député, s’est livré ainsi à une critique acerbe de la gestion des années Yayi, pendant laquelle a régné corruption, et mauvaise gestion.  Selon lui, les difficultés dont se plaignent les Béninois sont les conséquences directes de la pagaille qui a prévalue  pendant cette décennie. Il a appelé le président Patrice Talon, à mettre fin à cette pagaille, et à faire rendre gorge à tous ceux qui ont pillé les ressources de l’Etat. Car, il n’admet pas, face à la souffrance de nombreux compatriotes, que d’autres s’affichent et les narguent avec l’argent de la corruption. L’exemple qui a le plus déçu Epiphane Quenum, c’est la gestion de la filière coton, sous « Yayi ». A chaque campagne, a-t-il rappelé, les  balles de  coton brûlaient, soit au Port, soit dans les champs. L’Etat était obligé de subventionner la filière, parfois à hauteur de 100 milliards de francs Cfa. Ces sous n’étaient jamais remboursés, puisque d’autres causes empêchaient d’écouler le coton. Or, cette année, le coton n’a pas été subventionné, mais les producteurs ont battu le record. « L’Etat s’est retiré du coton, mais le coton marche », a-t-il déclaré. Un autre exemple qui a suscité l’approbation générale des militants, c’est la maîtrise du phénomène du délestage. Epiphane Quenum a demandé à ses militants de reconnaître l’effort qui a été fait par le gouvernement pour mieux juguler la crise énergétique.
J-P M.