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Congrès Fcbe
Yayi a eu l’occasion d’un bain de foule

Le 2ème congrès des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) à Parakou annoncé à grand renfort médiatique et mainte fois reporté, a fini par avoir lieu le samedi 10 février 2018. On notait un grand vide autour de l’ancien président YayiBoni du fait de l’absence de vrais ténors de l’Alliance. Ce qui atteste que l’homme du Changement et de la Refondation est un Général sans troupe.

Au congrès constitutif de refondation de l’alliance Fcbe en parti politique, plusieurs têtes de pont ont brillé par leur absence. L’ancien premier ministre Lionel Zinsou qui a défendu les couleurs des Fcbe à la dernière présidentielle était absent. Les derniers ministres de Yayi Boni dont Komi Koutché des Finances ; Thomas Yombo, des Relations avec les institutions ; Gustave Dépo Sonon, des Travaux publics ; Naomie Azaria, de la Microfinance ; n’ont pas pris part au congrès Fcbe de Parakou. Il en est de même de certains députés élus sur la liste Fcbe lors des dernières législatives. Dans ce registre, outre ceux qui avaient déjà quitté la barque, on dénombre des absents importants. Gilbert Bagana, Barthélémy Kassa, Nassirou Bako Arifari, Katè Sabaï et surtout de Adam Bagoudou de Tchaourou. Rachidi Gbadamassi qui avait conduit la liste Fcbe dans la 8ème circonscription en 2015, avait officiellement rompu les amarres à la veille de la présidentielle de 2016. Alors en termes de qualité de personnalités, Fcbe s’apparente à une coquille vide. Le moindre qu’on puisse dire, c’est que la plupart des congressistes étaient des hommes politiques n’ayant pas d’assise dans leurs localités. Les vrais hommes politiques incontournables et incontestables leaders, ont manqué le rendez-vous de Parakou. Il faut reconnaitre que le congrès a drainé du monde. Pour ce qui est des interventions, l’ensemble des discours, outre celui tenu par le chef de file Yayi Boni, sont de nature à compromettre la paix sociale acquise depuis des lustres. A part Yayi Boni qui a semblé reconnaître les efforts et les mérites du chantre du Nouveau départ, les différents intervenants membres des Fcbe ou représentants des partis politiques sont passés à côté de la plaque. A la grande surprise de tous, ils ont préféré les attaques contre la personne du chef de l’Etat comme si c’était l’objectif de leur rencontre.

Prince Ouindé

(Coll)

La montagne accouche d’une souris

On s’attendait à voir une démonstration de force lors du deuxième congrès ordinaire des Fcbe, mais l’on a été déçu. C’est vrai qu’on peut parler de la foule qui était présente à la place Bio Guerra, mais il serait utopique de penser que la foule observée à ce congrès est assimilable aux militants des Forces cauris pour un Bénin émergent. Mais le constat qui crève l’œil est que cette alliance a été incapable de mobiliser les leaders politiques de la 8ème circonscription électorale. Tenez, lors des élections législatives de 2015, sur 4 sièges à enlever dans la 8ème circonscription électorale qui regroupe Parakou, Tchaourou, N’Dali et Pèrrèrè les Fcbe ont pu avoir 3 sièges. Mais depuis un moment, deux députés de cette alliance dans la 8ème circonscription électorale ont pris leurs distances vis-à-vis de ce regroupement politique. Et cela a été confirmé par leur absence à ce 2ème congrès ordinaire. Alors, beaucoup d’observateurs avertis n’hésitent pas à dire que cette alliance n’existe que de nom dans la 8ème circonscription électorale. La preuve en a été donnée le samedi dernier. Elle a perdu assez de plumes dans la partie septentrionale du Bénin et tente vaille que vaille de se relever. Même le personnage politique qu’est Boni Yayi n’a pas pu empêcher le déluge. Après la tenue de ce congrès, on peut affirmer sans se tromper que les Fcbe sont fragilisées dans la 8ème circonscription électorale.

Armel Nelson Avadémey

Une mobilisation de façade

L’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent a sonné la mobilisation de la troupe samedi 10 février 2018, dans la cité des Koburu. Quand on jette un regard sur la qualité des participants, on se rend à l’évidence que ceux qui ont fait les beaux jours de cette alliance politique ont brillé par une absence remarquable au deuxième congrès ordinaire des Fcbe.  Un constat qui amène à se demander si ce regroupement politique constitue véritablement une machine de guerre. Mieux, c’est deux ans après l’avènement au pouvoir du président Patrice Talon que le reliquat des Fcbe, pour sauver la face, tient ce congrès dans la perspective des prochaines joutes électorales. Ceci, après le ralliement au régime du nouveau départ des caciques de cette alliance politique. En effet, cette alliance politique qui a été portée sur les fonts baptismaux pour contrer les velléités de l’ancienne opposition à Yayi Boni s’est vidée de sa substance au lendemain de l’accession de Talon au sommet de l’Etat. Le développement du pays et la qualité du Programme d’actions du gouvernement étant leur motivation, ils n’ont pas marchandé leur soutien au régime du Nouveau départ avant de claquer la porte à Yayi. Le rassemblement de Parakou, samedi dernier n’est donc qu’un théâtre.

Odi I. Aïtchédji