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PIERRE-AWADJIAprès plus d’un an de crise, l’entente entre les conseillers communaux et le maire semble revenir progressivement. Et pour cause, réunis en session ordinaire le mercredi 27 mars 2019,  les conseillers communaux de Lokossa ont accordé leurs violons sur la plupart des points inscrits à l’ordre du jour. L’ambiance conviviale et l’esprit de consensus qui faisaient défaut dans les débats  ont prévalu cette fois-ci au cours de ce Conseil.

La 1ère session ordinaire du conseil communal de Lokossa se déroule sous de bons auspices. Sur les 11 points qui ont meublé cette première session ordinaire de l’année, plus de la moitié a été adoptée par 18 conseillers sur 19 ayant répondu présent à l’appel du maire Pierre Awadji. Le reste des dossiers non validés est simplement reporté pour complément d’informations. Et pour preuve,  le point  relatif à l’autorisation d’occupation temporaire de domaine dans l’arrondissement de Houin sollicitée par une Organisation non gouvernementale intervenant dans le secteur agricole a été reporté, car les conseillers ont voulu  que les responsables de ce projet passent présenter une communication sur ce dernier. Pour le conseiller Gérard Kakpo et le chef de l’arrondissement central, Séverin Hounnou, l’ambiance est détendue grâce au maire qui n’a pas voulu une délibération, à pas forcés, de certains points. Pierre Cocou Awadji s’est réjoui de ce que les conseillers communaux aient compris qu’il fallait privilégier les intérêts de la population de Lokossa au détriment des leurs en adoptant la majorité des points inscrits à l’ordre du jour. « Je suis heureux de constater que mes amis conseillers sont revenus à de meilleurs sentiments », a-t-il déclaré.

La genèse de la crise

 La crise qui secouait le Conseil communal de Lokossa s’était éclatée en juin 2017 et a duré plus d’un an. A l’époque, les conseillers dissidents systématiquement bloquaient les travaux des diverses sessions, y compris celles consacrées au vote des budgets ainsi que les rapports d’activités du maire et des commissions thématiques. «Depuis la session de décembre 2018, les conseillers ont compris que ce n’était pas à moi, Pierre Awadji, qu’ils faisaient du mal mais plutôt à Lokossa en ce qui concerne son développement », a-t-il insisté.

 Claude Ahovè

(Br Mono-Couffo)