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Asphaltage
Une maquette du projet Asphaltage à Cotonou

Dans les tout prochains jours, les voiries urbaines feront peau neuve. Le gouvernement, à travers le Conseil des ministres tenu hier mercredi 03 mai 2017, a instruit le ministre du Cadre de vie et du développement durable d’engager des actions en vue du démarrage effectif du projet Asphaltage.

Le projet d’aménagement et d’assainissement des voiries urbaines dans les villes de Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji, Parakou, Abomey, Bohicon, Natitingou et Lokossa (Asphaltage) entre dans sa phase active. Le Conseil des mi-nistres en sa séance d’hier mercredi 03 mai 2017, a donné carte blanche au ministre du Cadre de vie et du développement durable pour engager la réalisation dudit projet qui permettra l’aménagement et la réhabilitation d’environ 620 kilomètres de voiries urbaines. Entre autres avantages liés à la réalisation de ce projet, l’amélioration des conditions de circulation dans les ville ciblées, l’amélioration de l’accès des ménages aux équipements sociocommunautaires et aux services d’assainissement pluvial en vue de pallier les maladies hydriques, la rénovation des principales zones d’habitat et d’activités dans les villes concernées, la réduction des niveaux de pollution et de nuisance dans ces principaux centres urbains. A tout ceci, il faut ajouter la contribution à la propreté des rues et la dynamisation des économies locales (stationnement urbain et parkings, occupation réglementée du domaine public, transport public urbain, espaces publicitaires, marchés et gares routières etc.) et l’accroissement des ressources financières (amélioration du recouvrement de la fiscalité directe locale…). Ainsi, plus de 600 kilomètres de voiries urbaines primaires, secondaires, et tertiaires (les vons) sont pris en compte par ce projet. La communication présentée en Conseil des ministres a été approuvée et le gouvernement a marqué son accord pour la réalisation des études de faisabilité économique, technique, environnementale et sociale, et de la mission de contrôle technique assistance à maîtrise d’ouvrage. Pour ce faire, des instructions ont été données au ministre de l’Economie et des finances en vue de prendre les dispositions nécessaires aux fins de procéder à la signature du contrat avec les bureaux d’études Acep, Consortium Sai et Ceco Btp Ingénieurs conseils et avec le Bureau d’études Louis Berger pour la mission d’assistance à la maîtrise d’ouvrage au ministère du Cadre de vie et du développement durable. Le coût de ce projet porteur de transformation des économies locales, qui renforcera la productivité économique urbaine et l’attractivité des villes concernées est estimé à 400 milliards de francs Cfa.
 Odi I. Aïtchédji (Coll)
 
 L’Arch, un projet novateur adopté par le gouvernement
Il porte le rêve d’un confort social inégalé pour chaque Béninois. Le Projet Assu-rance pour le renforcement du capital humain (Arch) ambitionne d’accroître la capacité et l’accès des Béninois, notamment les plus démunis aux services sociaux de base, ainsi qu’aux opportunités économiques de façon durable. Déterminé, le gouvernement parvient enfin à adopter le premier document qui sert de base à ce projet ambitieux. Le modèle retenu décrit le dispositif et l’organisation de la gestion de l’Arch en tant que paquet de quatre services, à savoir l’assurance maladie (volet principal), la formation, le microcrédit et l’assurance retraite. Il consacre le principe de la subvention, par l’Etat, du paiement des primes d’assurance des Béninois les plus démunis. Il vise le paiement des primes d’assurance par les non-pauvres et la fourniture du paquet de services aux couches les plus démunies des secteurs de l’agriculture, du commerce, du transport, de l’artisanat, de l’art, de la culture, ainsi qu’aux personnes démunies sans activités. Le projet Arch sera exécuté en 3 composantes à savoir le système d’information et de gestion, la fourniture de services et la coordination, le suivi évaluation et le renforcement des capacités institutionnelles. Sans attendre, le conseil des ministres a instruit le ministre du Travail, de la fonction publique et des affaires sociales et le ministre de la Santé, en liaison avec le Coor-donnateur du bureau d’analyse et d’investigation de la Présidence,  à prendre des mesures urgentes. Il s’agit donc dans les plus brefs délais de mettre en place une Unité transitoire de Coordination pour conduire le processus devant aboutir à la création et à la mise en service de l’Agence nationale de protection sociale (Anps), chargée de la mise en œuvre de l’Arch. Ce petit comité aura également  à instaurer un dialogue inclusif autour du projet Arch avec les partenaires sociaux et tous les acteurs concernés. Le coût total de la mise en œuvre de ce projet est évalué à environ trois cent treize milliards (313 000 000 000) FCfa sur la période 20 17-2021.
 AT