Spread the love
ARIFARI-BAKO
Bako-Arifari ambitionne de briguer la magistrature suprême

De sources concordantes, l’Alliance « Amana » tient ce jeudi au Chant d’Oiseau à Cotonou son conseil national. En décidant de marquer un arrêt pour évaluer le chemin parcouru et de revisiter les lignes directrices qui forment les statuts et règlement intérieur de l’Alliance, le professeur Nassirou Bako-Arifari et ses alliés de la première circonscription électorale veulent certainement s’assumer.

Le contrat entre les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et l’Alliance Amana arrive à échéance. La rupture entre les deux alliés semble inévitable pour permettre à l’alliance de reprendre son autonomie. Ainsi, le président Nassirou Bako-Arifari pourrait se présenter à l’élection présidentielle du 28 février 2016, sous la bannière de l’alliance qui l’a porté pour la première fois à l’hémicycle. En attendant de prendre connaissance avec cette réalité qui parait évidente, le conseil national de l’alliance « Amana » se penchera, selon des indiscrétions, à l’évaluation du chemin parcouru après sa  collaboration avec les Fcbe. Les participants à cette rencontre s’attarderont sur l’analyse de la situation sociopolitique nationale pour enfin envisager la désignation de la personne qui, en leur sein, défendra les couleurs de l’alliance « Amana ». Cet état de choses n’est pas sans conséquences sur les Forces cauris pour un Bénin émergent qui ressemblent désormais à un géant éléphant aux pieds d’argile. Il ne pouvait en être autrement. Les Fcbe constituées de plus de 82 partis, de plusieurs mouvements et associations et d’autant de personnalités, selon Alexandre Hountondji, ressemble parfaitement à la statue de Babylone. Ces constituants sont hétérogènes. Les uns sont en or, les autres en argent. D’autres  encore en bronze et enfin une dernière catégorie en fer. Un tel alliage, en fin de mission, ne peut que démobiliser. Les Fcbe voleront en éclats et Lionel Zinsou qui a tant prôné et presque subordonné sa candidature à un consensus, manquera de socle qui puisse le projeter au sprint final. Déjà, il y a Aké Natondé qui fait cavalier seul et qui ne fera pas piètre figure dans la région de Covè où il est devenu un requin malgré lui, pour reprendre l’écrivain,    Luc-Fernand Kpelly. Le trio Marcel de Souza, Alexandre Hountondji et Karimou Chabi-Sika se démarque déjà du grand groupe des Fcbe. Rachidi Gbadamassi s’est aligné derrière le candidat Sébastien Ajavon. L’Alibori se mobilise pour soutenir l’alliance « Amana ». Issifou Kogui N’Douro, Sacca Lafia, Général Gbian Robert, Soumanou Moudjaïdou etc ne sont plus des Fcbe. Et demain n’est pas la fin de la fragilisation de ce regroupement qui a accompagné le président Yayi Boni pendant sa décennie au pouvoir.
Jean-Claude Kouagou