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Le président intérimaire du Psd, Clément Ebo

(Clément Ebo assure l’intérim)

Le Conseil national du Parti social démocrate (Psd) a procédé hier lundi 26 juin  à la destitution du Président du Parti Emmanuel Golou. Clément Ebo assure désormais l’intérim de la Présidence pour la période de transition jusqu’au prochain congrès. Par ailleurs, les membres destitués du Parti ont été réintégrés. Ceux ayant démissionné dont Achille Massougbodji sont conviés à œuvrer au sein du Parti. Lire le Communiqué final.
Communiqué final
 Le Parti social démocrate traverse une crise qui provient de la volonté d’une minorité, conduite par le président Emmanuel Golou, d’imposer une ligne politique et des pratiques qui ont provoqué la démission accélérée du nombre des militants et l’isolement de notre Parti au plan national.
Pour parvenir à ses fins, cette extrême minorité a confisqué pendant deux années, les statuts, le règlement intérieur et les résolutions adoptés au 3ème congrès ordinaire tenu le 17 janvier 2015. Elle a profité de cette période de confiscation pour fabriquer de nouveaux textes qui consacrent le recul de la démocratie au sein du Parti et transforment son président en un monarque absolu. Le président Golou s’est ainsi donné des pouvoirs qu’aucune organisation démocratique ne peut adopter. Il est ainsi et désormais seul à déterminer les intérêts supérieurs du parti qui, aujourd’hui  se confondent avec les siens propres. Il est seul à pouvoir convoquer et présider les réunions des instances centrales du Parti. Tout militant qui s’écarte de ses vues se voit infliger une sanction par sur la base du rapport d’un seul individu et non plus d’une commission comme par le passé.
Au lendemain du congrès de 2015, cette extrême minorité a entrepris la clarification du pouvoir à marche forcée par la fraude, la ruse, les manœuvres et les abus de toute sorte. Ainsi :
•Elle a organisé un simulacre de Conseil national, le 21 janvier 2016, en refusant d’inviter certains membres du Bureau exécutif national et présidents de fédération, pourtant membres statutaires parce qu’ils seraient hostiles au président et ne lui permettraient pas de sauvegarder ses intérêts et de voir triomphe sa ligne politique ;
•Elle a sanctionné, un an plus tard, ces mêmes présidents de fédération pour n’avoir pas respecté les décisions de ce Conseil national truqué. Ces sanctions ont consisté en « l’interdiction de participer au processus de renouvellement des structures de base et l’interdiction de répondre au nom de la fédération durant la période de renouvellement ». il s’agit, de toute évidence et de façon grossières, d’empêcher les membres insoumis de ce voir renouveler leur mandat, les sanctions étant limitées à la période de renouvellement ;
•Elle a décidé, à 10 membres sur 40 du Bureau exécutif national, de convoquer un congrès extraordinaire, s’étant assuré, par les sanctions, que les délégués à ce congrès ne proviendront pas de la majorité insoumise ;
•Elle refuse tout dialogue avec la majorité insoumise, malgré les demandes formulées les 14 octobre et 26 décembre 2016 puis renouvelées le 13 juin 2017.
Face au coup de force en préparation depuis plusieurs années, la majorité ne saurait rester les bras croisés. En sa séance du 23 juin 2017, le Bureau Exécutif national, siégeant avec 22 membres présents ou représentés sur les 41, a exprimé les problèmes qui auraient été résolus si les rencontres avaient été acceptées et le dialogue engagé. En particulier, il a confirmé la tenue urgente du Conseil national décidée à l’unanimité le 23 février 2017. Celui-ci s’est tenu ce, lundi 26 juin 2017 au Cncb.
Au terme de ses travaux, le Conseil national a :
1- Adopté le rapport du Bureau exécutif national et a approuvé toutes les décisions que cette instance a eu à prendre lors de sa séance du 23 juin 2017.
2- Amendé et adopté les statuts et le règlement intérieur du Parti.
3- Adopté deux résolutions et une recommandation.
4-Réaménagé le Bureau exécutif national.
Le Conseil national a déchargé Monsieur Emmanuel Golou de sa fonction de président du Parti. Monsieur Clément Ebo est chargé d’assurer l’intérim de la présidence du parti pour la période de transition jusqu’au prochain congrès.
 
Fait à Cotonou,  le 26 juin 2017
Le Conseil national