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Jonathan Hountondji en pleine explication avec les participants
Jonathan Hountondji en pleine explication avec les participants

L’organisation non gouvernementale Jeunes Volontaires pour l’Environnement JVE-BENIN a procédé ce jeudi 8 novembre 2018 à la formation d’une trentaine d’artisans sur la technique de construction de fours améliorés de fumage de poisson. L’arrondissement de Xwlacodji à Cotonou a servi de cadre à ladite formation.

Le fumage de poissons est essentiellement pratiqué par les femmes de manière traditionnelle au Bénin et particulièrement dans les communes de Sème-Kpodji, Cotonou et Comè. Les techniques de fumage de utilisées ne présentent aucune sécurité et constitue un danger pour la santé des femmes et celle des consommateurs de ces types de poissons. Au plan environnemental, au regard des combustibles utilisés, on note une grande pression sur la forêt et les mangroves. Ainsi donc, dans le souci de contribuer à l’atteinte des ODD et de renforcer le pouvoir économique des femmes fumeuses de poisson par l’amélioration de leurs conditions de travail, l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement JVE-BENIN grâce à l’appui de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD) met en œuvre une phase pilote du Projet de « Renforcement de l’autonomisation des femmes fumeuses de poisson sur le littoral du Bénin » (ProRAFP) axé sur la construction de fours améliorés « parpaings » avec un appui technique de ENDA ENERGIE du Sénégal. Ils ont été plusieurs artisans à bénéficier d’un renforcement de capacités et compétences locales sur la construction de ces fours. L’objectif étant de favoriser l’effectif transfert de technologie en créant un pool d’expertise locale afin de servir non seulement la mise en œuvre des activités de construction au cours du projet mais aussi la réplication et l’extension future de l’initiative. Le programme de formation des participants a tourné autour de quatre modules que sont les généralités et origines des fours améliorés de fumage de poisson, les prototypes de fours améliorés du ProRAFP, la procédure de construction/fabrication des fours améliorés parpaing et la phase pratique. A en croire Jonathan Hountondji, principal formateur, les fours améliorés conservent mieux la chaleur et permettent un séchage plus rapide du poisson et la réduction des risques de maladies causées par la fumée. « Le temps de fumage est réduit par rapport à celui des fours traditionnels. La consommation en bois est également réduite avec une moyenne de 0,25 à 0,4 kg de bois par kg de poissons frais l’opératrice est moins exposée à la chaleur et à la fumée par rapport au four traditionnel » a précisé Jonathan Hountondji.

Marcus Koudjènoumè