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talon16On l’attendait depuis plus de vingt ans, mais il n’a jamais pointé son nez. Aujourd’hui où la gouvernance est bâtie sur la vérité, les chances de le voir avant 2021 sont grandes. Il s’agit de la construction du deuxième port en eau profonde du Bénin dans la Commune de Sèmè-Podji qui est annoncé pour suppléer celui de Cotonou qui ne parvient plus, à lui seul, à répondre aux diverses sollicitations. 

Avec le président Patrice Talon, la gouvernance, c’est du concret. On parle peu, et on travaille beaucoup dans l’ombre, espérant atteindre l’objectif qu’on s’est fixé : sortir le Bénin de la honte et de la misère. Sur cette lancée, le Compétiteur-né entend doter le pays d’un deuxième port pétrolier, minéralier et commercial en eau profonde. En compétition avec la ville de Ouidah, c’est finalement la Commune de Sème-Podji qui a été choisie pour abriter l’infrastructure. Et déjà, le projet est entré dans sa phase active avec la séance d’audience publique initiée le week-end écoulé par l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) pour s’enquérir des préoccupations des populations avant de faire les études environnementales. Une démarche conforme au décret 2015-382 du 09 juillet 2015 portant organisation des procédures de l’évaluation environnementale en République du Bénin qui définit le Plan d’actions de réinstallation et de compensation (Parc). L’idée est belle, et le maire de Sèmè-Podji ne compte pas rester en retrait. Au contraire, il entend accompagner le processus jusqu’à terme. C’est d’ailleurs pourquoi Charlemagne Honfo a assisté à la séance du début jusqu’à la fin. Les enjeux sont de taille. Le premier pour la Commune, ce sont les emplois directs et indirects que va générer la mise en place de cette gigantesque infrastructure qui s’étendra sur une superficie terrestre de 1004 hectares. D’où l’adhésion populaire suscitée par cette annonce. Et le tonnerre d’applaudissements qui a suivi l’exposé du représentant du groupe Pétrolin en charge des travaux en est la belle preuve. D’après les études, le coût initial de dédommagement des terrains nus s’élèverait à un montant allant de 3.262.729.400 francs Cfa à 37.288.336.000 francs Cfa auquel s’ajouterait un montant de 7.026.547.291 francs Cfa pour les constructions. Cette estimation sera finalisée par le Comité technique d’évaluation, de mise en œuvre et de suivi du Parc. Déjà, apprend-on de source digne de foi, le promoteur a déjà mis en place un fonds qui permettra de démarrer le processus de dédommagement.

Probable démarrage des travaux en 2018

Si tout va bien et avec le leadership éclairé du président de la République, les travaux pourront démarrer en 2018. « Nos engagements ont été entièrement  respectés. On a fini complètement l’étude technique. Nous sommes passés aux études les plus importantes dont nos partenaires techniques et financiers ont besoin. C’est l’étude d’impact environnemental. Nous allons conjuguer les efforts avec ces partenaires pour que, d’ici 2018, on commence vraiment les travaux sur le terrain », nous a certifié Lazare Gnonlonfin, représentant l’entreprise en charge des travaux. Quant au Plan de gestion environnemental et social de l’infrastructure, indiquent les mêmes sources, il sera apprécié les 22, 23 et 24 novembre prochain par un comité interministériel. Ce qui permettra au ministre du Cadre de vie de délivrer le certificat de conformité à l’entreprise en charge des travaux. L’espoir est donc permis, et les Béninois, à l’image du maire Charlemagne Honfo, doivent soutenir cette ferme volonté de la première autorité visant à créer un peu partout dans le pays des pôles de développement.

Joël Samson Bossou