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CONF
Laurent Mètognon, Jacques Ayadji et Paul Issè Iko passent à la vitesse supérieure

 La Fesyntra-Finances de Laurent Mètognon soutenue par Jacques Ayadji et Paul Essè Iko de la Cstb était face à la presse hier mardi 20 octobre 2015. L’objet de cette sortie : relever les dysfonctionnements et les fraudes qui ont émaillé l’organisation et les résultats du concours de recrutement d’agents au profit du ministère des Finances. Un sit-in est prévu ce jour à la Tour administrative.

Beaucoup de graves révélations sur les récents concours de recrutement d’agents au profit de l’Etat. Une litanie de dysfonctionnements qui peignent en noir ocre ce test national d’entrée à la fonction publique. Ils parlent de faux, de tripatouillage, de fraudes massives. Jacques Ayadji, Laurent Mètognon et Paul Essè Iko étaient face à la presse hier. L’exercice a été une partie de procès pointant le faux qui a caractérisé le processus. Les conférenciers concluent qu’il ne s’agit pas de concours, mais d’un arrangement entre amis pour proposer des proches. Pour Ayadji, Yayi Boni n’est pas capable d’assurer l’égalité des chances aux Béninois. « Le chef de l’Etat sera mis au courant sur le fait que ses ministres trainent le Bénin dans la boue », a-t-il affirmé. Pour Laurent Mètognon, le simple fait de déclarer discrétionnaire la levée d’anonymat est la preuve de la fraude. « Puisque les membres du jury ayant délibéré sous anonymat ne peuvent, ni techniquement ni juridiquement, être écartés pour quelque prétexte que ce soit de cette opération capitale », a-t-il affirmé. Pour Laurent Mètognon, les duplications constatées peuvent avoir deux sources. « Les erreurs de saisie peuvent en être la cause, ce qui est infime. La deuxième raison, c’est la modification des données dans la base. Toute modification, ajout ou suppression de colonnes postérieures à la base de données peut conduire à la création de doublons », a-t-il fait savoir. Ces syndicalistes appellent à une grande mobilisation pour faire entrave à la validation de ce concours. Pour y parvenir, ils annoncent une série de manifestations. Déjà demain un sit-in sera organisé à la tour administrative. Pour Laurent Mètognon, cette mobilisation donnera le top d’une série d’actions consécutives à savoir : les marches, les grèves sectorielles perlées et enfin une paralysie générale que lanceront les syndicats. Cette dernière action, ont-ils affirmé, sera le déclic d’un mouvement intensif de pression pour amener les autorités à procéder à l’annulation pure et simple de ce concours.

 AT

 Déclaration des syndicats

Conférence publique

Pouvoir discrétionnaire dans la proclamation des résultats des agents permanents de l’Etat : fraude à haut débit dans la précipitation

En 2012, nous avons tous constaté comment le chef de l’Etat, les autorités à divers niveaux et celle du Ministère du Travail et de la Fonction Publique en particulier ont partagé les places lors des concours de recrutement au profit du ministère en charge des finances, organisés par Dame Mémouna KORA ZAKl.

Les luttes de tout un peuple, celles des syndicats en particulier en 2014 ont obligé le conseil des ministres du 26 mars 2014 à les annuler suite au rapport de la commission Moïse MENSAH. Un an seulement après, les mêmes causes ont donné les mêmes effets dans un pays où les gouvernants, son chef en tête ont érigé l’impunité, la fraude et l’arrogance en système de gestion.

Après un bref rappel de la participation des syndicats en charge des Finances (la FESYNTRA-Finances) dans l’organisation de ces concours, nous aborderons le pourquoi de la dénonciation des résultats malgré notre participation à presque toutes les étapes du processus jusqu’à la délibération. Quelques preuves qui fondent les fraudes non encore liées aux affiliations qui crèvent les yeux. Enfin que faire ?

  1. Bref rappel de la participation des syndicats en charge des Finances.

Dans un souci de recherche d’une « transparence » pour ne pas annuler les concours qu’il aura à organiser, le ministre en charge de la fonction publique s’est rapproché de « METOGNON Laurent » pour solliciter l’aide de la FESYNTRA-Finances. Ce qui fut fait après quelques rencontres pour baliser le terrain à partir du tirage des enveloppes contenants les épreuves et leur mise en sécurisé dans les cantines après les travaux de saisie, de tirage et de mise sous pli opérés par le DRAE. De la surveillance dans les centres de composition en passants par les travaux de secrétariat, d’anonymat, des relevés de note et leur collationnement, les représentants de la FESYNTRA-Finances ont assumé avec détermination leur tâche au point où ils ont été pris en adversité par certains camarades syndicalistes de la Fonction Publique qui estimaient qu’ils en faisaient un peu trop. Le 28 septembre 2015 la FESYNTRA-Finances voyant les phases critiques (phase de la délibération et de la proclamation) arrivées, a demandé dans une correspondance adressée au Ministre, d’avoir les mêmes données d’anonymat et de désanonymat. Cette demande fera déclencher tant du côté de l’administration que du côté des deux responsables syndicaux présents sur les quatre, une colère dont les propos orduriers du genre de « je vais dégainer! Trop c’est trop! Nos collègues de la FESYNTRA-Finances exagèrent. Est-ce-que nous, nous allons faire chez eux le bordel qu’ils sont en train de faire chez nous? Est-ce-que nous allons chez eux voir comment ils calculent les faux salaires, comment ils paient les morts? Et puis qui est propre? Et pourquoi voulez-vous faire les hypocrites si vous avez des cas, soumettez les et on va régler … etc. » comme vous constatez cher participants, la vérité est sortie! On règle des cas. Comment et à quelle étape?

Invitée alors à la délibération le lundi 09 octobre 2015 à 15h, nous avons participé aux travaux de délibération jusqu’à 18h30. Le Ministre en charge de la Fonction Publique fit une brève apparition vers la fin des délibérations pour repartir selon ses dires au Conseil des Ministres sans donner une suite claire à ma requête à savoir « après la délibération on fait quoi? La proclamation non? Un oui timide pas clair avant de sortir pour ne plus revenir.

Le pouvoir discrétionnaire preuve de la fraude à haut débit.

Au retour du Président du jury dans la salle, à ma question de savoir la suite du processus, le DRAE m’a répondu que la suite est discrétionnaire.

 Chers participants,

Il est établit que le simple fait de déclarer discrétionnaire la levée d’anonymat étape de la transparence est la preuve de la fraude puisque les membres du jury ayant délibérés sous anonymat ne peuvent ni techniquement ni juridiquement être écartés pour quelque prétexte que ce soit de cette opération capitale, qu’est la levée d’anonymat, c’est-à-dire la proclamation des résultats. En violant cette égalité de chance des candidats à cette étape du concours, certainement sur injonctions, les Ministres Boubacar YAYA de la Fonction Publique et Komi KOUTCHE des finances ont ouvert la boîte à pandore et personne par conséquent ne devrait s’offusquer de toutes les interprétations, les insinuations de parenté, de népotisme qui se font dans la presse, sur les réseaux sociaux. Et les langues se délient. S’il est établit que seuls les jurys de correction ont un pouvoir discrétionnaire, le DRAE (Directeur du recrutement des Agents permanents de l’Etat, en congédiant les membres de jury de délibération dont les représentants des syndicats qu’on est allé chercher, pour la transparence, dit-on, est une fraude préméditée, un abus de confiance.

Les constats de cette discrétion dans le désanonymat.

Pour camoufler la fraude, les noms de famille de certains candidats admis n’ont pas été écrit, mais en lieu et place des prénoms indigènes.

– Les doublons: les doublons relèvent soient d’une incompétence ou d’une volonté manifeste de fraude. Selon l’avis d’un spécialiste, dans une base des données, les enregistrements dupliqués peuvent venir de deux sources :

1- Les erreurs de saisie: le taux des erreurs humaines est infime. Il peut arriver qu’un opérateur tente d’introduire dans une base de données des informations qui s’y trouvent déjà.

2-La modification des informations contenues dans la base: toute modification (ajout ou suppression de colonne) postérieur à la base de données peut conduire à la création de doublons.

Dans le premier cas on parlera de fraude, dans le second cas ont parlera d’incompétence dans la création de base de données (préparation de futur fraude).

Quand les gens ont commencé par dénoncer les doublons dans la presse et sur les réseaux sociaux, un arrêté rectificatif est pris mais sur quelle base? Il faut arrêter l’organisation de n’importe quel concours, faire l’audit de ce volet technique (la base de données) qui doit-être la base de la fraude. Sinon pourquoi au BAC on ne constate pas des doublons.

Quelques exemples de doublons :

Arrêté N°12/du 10/1 0/15

Page 3 Administration des marchés publics

Le nom de PADONOU Modéssè Michelle figure au l  » et 6ème rang en l’arrêté 046 rectificatif, on voit surgir un certain Sossou HOUEFONDE A. Maurine Armel Rodolphe dont on ne connait pas le rang.

1er et 6ème

7 Analystes-programmeurs (arrêté n° 12) on lit KOUAGOU y. Dieu-Donné au 7ème rang et Y. qui devient YEBENI le reste sans changement. Sur l’arrêté rectificatif surgissent en remplacement KLOUSSA Kouami André Romaric.

Page 10 de l’arrêté 012. PADONOU Adjouavi Georgette Philippine et FABI Oloutchègoun Moucharaf ont réussi aux concours d’attachés administratifs des assurances et aux concours des attachés des services administratifs pour les concours qui se sont déroulés le même jour et à la même heure.

Après ces preuves que les fraudeurs impénitents au sommet tentent de camoufler, il revient à la jeunesse de prendre en main son destin, de se battre contre l’impunité et la fraude.

Nous réclamons la démission volontaire immédiate du Premier Ministre Lionel ZINSOU pour se démarquer et rétablir l’image de la France.

Nous nous fondons sur la charte du Gouvernement pour dénoncer le Président Boni Y A YI comme le premier auteur de cette fraude inédite.

Nous demandons à l’ensemble des députés et des maires qui nous envoient des messages de soutien de ne pas s’en arrêter là et de rejoindre les rangs pour dire non aux faussaires de la République. Jeunes, cette lutte est la vôtre. Nous vous apportons l’éclairage.

Cotonou, le 20 octobre 2015