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Djogbenou-face.9La classe politique retient son souffle. La Cour constitutionnelle se prononce ce jour mardi 2 octobre 2018 sur le texte qui régira désormais les élections en République du Bénin. Ce texte au cœur de vives polémiques aura-t-il ou non l’approbation des sages?

L’audience publique qui déclarera conforme ou contraire à la Constitution le code électoral aura lieu ce jour au  siège de la Haute juridiction. Les 7 sages en conclave diront si les centaines d’articles contenus dans le code sont tous conformes à la lettre et à l’esprit de la loi fondamentale. L’exercice a priori est complexe surtout lorsqu’on se réfère au bruit assourdissant qui court actuellement par rapport à certains articles objets de polémiques vives au sein de l’opinion. Le débat fuse de toutes parts et laisse libre cours à des interrogations de fond. La question que beaucoup se posent  est de savoir si ce code pourra résister au temps et soutenir l’édifice démocratique dans une démarche de continuité. C’est à cette question que répondront les sages de la Cour constitutionnelle. Ils essaieront à travers la décision qu’ils rendront, de démontrer que les dispositions contenues dans le code répondent effectivement aux aspirations de la Constitution. Les élections étant des périodes de tension par excellence, le texte qui sert de base à leur gestion doit être de nature à garantir la paix et la stabilité. Les sages de la Cour constitutionnelle sont face à une mission de taille, celle de trancher par rapport à un texte aussi essentiel. Le premier point à polémique est relatif à la caution fixée à 249 millions de francs Cfa pour les élections législatives et 250 millions de francs Cfa pour la présidentielle. L’autre question essentielle à laquelle les sages répondront est celle de la fameuse 10% de suffrages exigés. La particularité à ce niveau est que cette disposition du code électoral est fustigée à la fois par les acteurs de la mouvance et de l’opposition. Il prévoit tout simplement que pour être député en République du Bénin il faut absolument que la liste sur laquelle on est positionné réunisse 10% des suffrages exprimés au plan national. Cette norme exigée dans le code appelle davantage d’efforts de la part des acteurs politiques afin que de tendre vers de grands regroupements. Du coup, les députés, tous bords confondus, sont anxieux sur le verdict de demain. Trancher en faveur de cette disposition du code reviendrait systématiquement à hypothéquer les chances de certains qui sont déjà en mauvaise passe dans leurs circonscriptions respectives et qui dans l’absolu ne seront pas capables de mobiliser les 10% de suffrages exigés.

AT