Spread the love

drapeau-cop-22Après une première semaine riche en conférences, expositions et présentations de projets, la 22e conférence des parties COP22, ouverte à Marrakech, au Maroc entre dans la dernière ligne droite avec l’arrivée prévue dans l’après-midi de ce mardi de plusieurs chefs d’État, dont le président Patrice Talon

Patrice Talon participe au segment de ‘’haut niveau » qui permettra de dire si les négociations vont accoucher d’une COP de l’action. Cet évènement réunira une trentaine de chefs d’État du continent ainsi que les « partenaires de l’Afrique ». Il s’agira durant ce Sommet, de discuter de plusieurs questions, dont celles liées aux « énergies renouvelables, à l’adaptation de l’agriculture ou encore aux océans et à la forêt. Outre le président béninois, Marrakech accueillera au total une quarantaine de chefs d’États et une trentaine de chefs de gouvernements qui viendront des 4 coins de la planète terre. Tous prendront la parole durant l’après-midi du mardi 15 et la journée du mercredi 16 novembre. En terme de bilan à mi-parcours de la Cop 22, « D’importantes avancées ont été accomplies sur la majorité des thématiques lors de la première semaine des négociations de la COP22’’ a déclaré le ministre marocain des affaires étrangères et président de la COP22 Salaheddine Mezouar lors de son intervention devant la presse samedi dernier. Il n’a pas manqué de saluer le rythme des ratifications de l’Accord de Paris au nombre de 105 parties à ce jour ainsi que 90 pays qui ont déclaré des contributions formelles. Ce bilan de la mi-étape semble confirmer donc la détermination de l’ensemble de la communauté internationale à s’engager en faveur du climat.

L’élection de Trump et la délicate question du financement

Quoi qu’on dise, l’élection de Donald Trump aux États-Unis a jeté un froid sur la COP22. Une élection qui suscite beaucoup d’inquiétude en raison de la menace brandie par le nouveau président des États-Unis de faire sortir son pays du processus. Sur le sujet, le président de la COP22, s’est voulu rassurant, estimant qu’il ne pouvait pas y avoir de retour en arrière dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les jours à venir édifierons davantage puisque le président élu des Etats-Unis fait partie de ceux-là qu’on appelle des climato sceptiques. « Nous avons un programme économique incroyable, nous allons multiplier par deux notre croissance économique, nous allons être la meilleur économie du monde » affirmait Donald Trump lors de son 1er discours quelques heures après son sacre. Les Etats-Unis, il faut le rappeler font parties des pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre. Parlant de financement, les pays les plus pauvres attendent de savoir si les pays développés tiendront bien leur engagement qui consiste à mobiliser en leur faveur 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020. Le sujet occupe largement les débats. Les ONG dénoncent régulièrement le manque de moyens financiers mis sur la table des négociations. D’autres évoquent notamment les conditions d’accès difficile pour bénéficier de ce fond vert pour le Climat.

Marcus Koudjènoumè