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Les femmes des marchés se bousculant pour accéder à la présidence de la République

Le Chef de l’Etat poursuit sa campagne pour le candidat de la rupture Patrice Talon. Pas de jour où il ne reçoit ses convives au Palais. En agissant ainsi, le Chef ne fait que confirmer chaque jour la victoire du 20 mars.

Le palais de la République est devenu un entrepôt où défile des hommes et femmes de tout acabit et de toute moralité. Le Chef des Béninois pour encore quelques semaines, consacre désormais le clair de son temps à recevoir les jeunes, les Zémidjans et autres badauds endurcis pour leur gaver de dithyrambes. Le Palais de la République, ces derniers jours, est toujours plein à craquer. Les visiteurs pullulent partout un peu comme dans un camp de réfugiés. L’ordre du jour de leur invitation est connu. Il s’agit de Patrice Talon et des billets de banque. L’orateur principal est aussi connu. Son nom est Yayi Boni. On serait très ravi, s’il leur parlait de ses projets après le 6 avril. Mais le Chef de l’Etat continue de s’accrocher à un passé révolu et détruire systématiquement son challenger en passe de recevoir de ses mains, la clé de la Marina. Il s’offre sans le savoir en directeur de campagne de son prochain successeur en gavant ses ‘’illustres’’ hôtes, d’histoires inutiles (Pvi et autres) dont le personnage principal est toujours et toujours Patrice Talon. Ce nom hante un personnage. Ce nom donne l’insomnie. Ce nom provoque l’affolement à un niveau insoupçonnable. Il semble que le Chef de l’Etat a besoin d’être rassuré. Il faudra vraiment dire à Yayi Boni que le ciel ne tombera pas le 6 avril. Le Chef des Béninois pour encore quelques semaines doit savoir que Patrice Talon ne tranchera pas sa tête, mais travaillera à le sauver des nombreuses grosses bêtises qu’il a commises. Tout homme est faillible. Yayi Boni sera sans doute absout. L’erreur est humaine, le peuple béninois assez magnanime n’acceptera pas la chasse aux sorcières. Le Chef de l’Etat Yayi Boni a besoin d’être rassuré. Il faut le mettre en confiance. L’enjeu est de taille. Chaque acteur doit s’impliquer, car il a l’air très affolé. Il faut vraiment qu’il soit apaisé car il parait qu’il a perdu le sommeil depuis un moment. En réalité, l’attitude du Chef est d’ailleurs celle attendue de tout humain en situation normale. Accepter donner le pouvoir à son ennemi est un signe de grande faiblesse. On comprend bien sa rage et son envie de dépasser les bornes dans un pays si paisible comme le Bénin. Tout ceci est humain et on le comprend. Toutefois, il faudra dire au locataire de la Marina que le peuple béninois est très sage et souhaite avoir un président sortant qui le soit davantage en l’aidant à tourner la page le 6 avril.

L’argent à flot

L’argent, la denrée rare ces derniers temps, est distribué comme de petits pains par les amis du régime et le ‘’chef orchestre’’. Il semble que les sacs de jutes de billets de banque encombrent et il faut s’en débarrasser. Comme le sucre attire les mouches, et comme justement la canicule chauffe les foyers, tout le monde accourent. De l’argent gratuit se distribue, il faut courir pour prendre sa part. C’est le comportent assez louable des amis zémidjans et autres jeunes qui se font leur petit beurre grâce à cette filière de quelques jours. Le prix à payer, c’est de juste accepter faire le rang sous le soleil et on peut garantir au moins trois jours de sauce succulente à la maison. L’avantage de cet acte est qu’il est si généreux qu’il n’impose pas de contrepartie. Les amis vont prendre l’argent, mais savent très bien pour qui ils voteront. Comme le dit si bien le grand renard du Mono, les coqs et poules iront picorer, mais le soir, ils reviendront à la maison. Il n’y a donc aucun mal et aucun crime à prendre ce qu’on donne gratuitement. Dimanche, les amis reviendront à la maison. C’est plus qu’assuré désormais.

AT